Politique

L’État islamique menace d’incendier une ville nigériane

La Province d’Afrique de l’Ouest de l’État islamique (ISWAP) a menacé d’incendier Malam Fatori, une ville du nord-est du Nigeria, une semaine après la mort de 75 de ses membres lors d’une tentative d’assaut repoussée par l’armée nigériane. Cette menace a provoqué des tensions à Malam Fatori et dans l’État de Borno, la région du Nigeria la plus touchée par les attaques de l’EI et de Boko Haram au cours de la dernière décennie. Les autorités semblent prendre cette nouvelle menace au sérieux. La menace a été proférée par l’un des chefs du groupe lors d’un discours prononcé devant des combattants dans le nord-est du Nigeria.

Selon des sources sécuritaires et des activistes sur les réseaux sociaux, dont Zagazola Makama, expert nigérian reconnu en matière de sécurité, qui cite des sources militaires et du renseignement, le chef a laissé entendre qu’une attaque de représailles contre la ville était envisageable. D’après ces sources, le chef a profité de son discours pour adresser un avertissement sévère aux forces nigérianes, jurant que le groupe riposterait aux récentes opérations militaires menées à Malam Fatori. Selon un expert en sécurité, le religieux a explicitement menacé de raser la ville lors d’une attaque de représailles, suite à la neutralisation d’environ 75 militants lors d’une attaque manquée le 18 mars. Makama a ajouté que des sources sécuritaires ont mis en garde contre toute sous-estimation de ces déclarations, soulignant que les groupes armés mettent souvent à exécution les menaces qu’ils profèrent publiquement.

Malam Fatori, ville frontalière de l’État de Borno, est considérée comme un symbole de la résistance militaire face à l’État islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP). Depuis des années, la ville est le théâtre d’opérations fructueuses menées par les forces nigérianes contre les combattants du groupe, ce qui lui a valu le surnom de « cimetière de l’ISWAP ». Son relief accidenté, combiné à une présence militaire constante, rend difficile la prise de contrôle par les militants. Suite aux récentes menaces, des informations indiquent que les autorités militaires ont intensifié la surveillance et renforcé leurs positions défensives à l’intérieur et autour de la ville. Les forces armées, appuyées par d’autres services de sécurité, ont été placées en état d’alerte maximale afin de prévenir toute tentative d’infiltration.

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