Le gouvernement camerounais a rompu le silence après une vague d’indignation publique suscitée par la hausse des féminicides, quelques jours seulement après un incident particulièrement choquant. Le 19 mars 2026, le viol et le meurtre de Divine, une fillette de 11 ans, dans la capitale, Yaoundé, ont provoqué une vague d’indignation et de condamnations. La ministre des Affaires sociales, Pauline Irène Nguyen, a qualifié le crime d’« inacceptable », le condamnant avec la plus grande fermeté et évoquant ce qu’elle a appelé une « série de féminicides », sans préciser le nombre de cas recensés à ce jour.
Selon des organisations de la société civile et plusieurs personnalités politiques, la réaction du gouvernement a été tardive. Ils ont critiqué la déclaration officielle, publiée quatre jours après le crime. Ils ont fait valoir que le cadre juridique et institutionnel du Cameroun n’offre pas une protection adéquate aux enfants et aux groupes les plus vulnérables, soulignant que le cas de l’enfant Divine n’est pas un incident isolé, mais reflète plutôt une tendance inquiétante de violences sexuelles contre les enfants, qui aboutissent souvent à un meurtre. Dans ce contexte, l’Association camerounaise des femmes juges (ACAFEJ) a exprimé sa profonde préoccupation face à l’augmentation de ces crimes, alertant sur leur dangerosité pour la société et appelant à des mesures plus strictes pour protéger les enfants.
De son côté, la ministre des Affaires sociales a affirmé que ces actes « violent la dignité humaine et les droits fondamentaux des enfants », mentionnant un ensemble de mesures que le gouvernement entend mettre en œuvre pour lutter contre ce phénomène. Ces mesures comprennent l’imposition de peines dissuasives aux auteurs, la mise en place de systèmes de surveillance et d’alerte précoce communautaires, ainsi que l’apport d’un soutien psychologique et social aux victimes.