Economie

La CAE lance un fonds régional pour l’IA

Les États partenaires de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) ont convenu de créer un Fonds régional pour les technologies d’IA. Ce fonds vise à transformer la recherche et l’innovation en solutions commercialement viables et finançables, capables de stimuler la transformation économique de la région. Il devrait mobiliser des financements mixtes et attirer des investissements du secteur privé, créant ainsi un flux de financement durable pour les solutions d’IA développées localement. L’un des piliers de cet accord est l’engagement en faveur de la souveraineté africaine en matière d’IA. Les pays de la CAE prévoient de développer des systèmes d’IA entraînés sur des données est-africaines, fonctionnant dans des langues locales comme le kiswahili, hébergés sur une infrastructure régionale et gouvernés au niveau régional.

Cette approche vise à réduire la dépendance aux technologies externes tout en renforçant le contrôle des données, des normes et des écosystèmes numériques. Ces décisions font suite à l’adoption de la Déclaration de la CAE sur l’intelligence artificielle lors de la 4e Conférence régionale de la CAE sur la science, la technologie et l’innovation (STI) à Kigali, au Rwanda. Le forum de haut niveau a réuni ministres, décideurs politiques, chercheurs, dirigeants du secteur privé et partenaires au développement afin de définir comment l’IA peut soutenir le développement socio-économique et renforcer la position de la région dans l’économie numérique mondiale. La déclaration présente un plan visant à établir un Centre régional d’excellence pour les technologies émergentes afin de coordonner les politiques, la recherche, les infrastructures et le développement des compétences.

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Elle propose également une Alliance pour l’IA de la CAE afin de connecter les gouvernements, les universités et l’industrie au sein d’un réseau d’innovation unifié. Le Dr Sylvance Okoth, secrétaire exécutif de la Commission des sciences et technologies de l’Afrique de l’Est (EASTECO), a souligné que les investissements partagés dans les infrastructures – notamment le calcul haute performance, les centres de données, les systèmes cloud et la connectivité – seront essentiels pour favoriser l’adoption de l’IA et réduire les doublons entre les pays. Le développement du capital humain est apparu comme un axe prioritaire.

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