Politique

Le ministre de l’Information du Burundi retrouvé mort : des questions entourent son décès

Les autorités burundaises ont découvert le corps du ministre de la Communication et de l’Information, Gaby Bugaga, dans sa voiture, au milieu d’une palmeraie isolée au nord de Bujumbura, la capitale économique du pays. L’incident a suscité de nombreuses interrogations quant aux circonstances de sa mort, le gouvernement ayant évoqué un « accident soudain », tandis que des sources sécuritaires et de défense des droits humains ont exprimé leur scepticisme à l’égard de cette version. Selon des témoins parmi les agriculteurs, la voiture a été retrouvée sur une route quasi déserte de la région de Kivuga, à une dizaine de kilomètres de Bujumbura.

Ils ont diffusé des photos du corps sur les réseaux sociaux avant que la police n’identifie le ministre et ne sécurise les lieux. Le porte-parole du gouvernement, Jérôme Niyonzima, a publié un communiqué exprimant ses « profonds regrets » suite au décès du ministre, le qualifiant d’« accident », sans fournir davantage de détails. Le président Évariste Ndayishimiye a également publié un message sur la plateforme X, saluant le courage et le dévouement de M. Bugaga au service du pays. Cependant, les photos de la voiture ont suscité une vive polémique. Une source policière a confirmé que le décès « soulève de nombreuses questions », évoquant une grave blessure au crâne malgré l’absence de dommages dans l’habitacle et l’absence de traces de collision.

La source a ajouté que le gouvernement « tente de classer l’affaire sans enquête formelle », tandis qu’un autre responsable administratif a confirmé qu’une enquête était en cours pour déterminer les causes du décès. Les interrogations se sont intensifiées lorsque le site d’information sur l’Afrique, Abidjan TV, a posé la question suivante : que faisait le ministre seul, sans chauffeur ni escorte, sur une route déserte et rarement fréquentée la nuit ? Plusieurs hauts responsables étaient présents sur les lieux de la découverte du corps, notamment le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Leonidas Ndarozanieh, le ministre de la Justice, Alfred Ahengédji, ainsi que le procureur et d’autres hauts responsables de la sécurité.

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