Politique

Les autorités de Bamako instaurent un couvre-feu nocturne de trois jours

L’armée malienne a annoncé dans un communiqué avoir tué des centaines d’assaillants et repoussé une attaque visant plusieurs cibles à Bamako et dans ses environs. Elle a ajouté qu’une vaste opération de recherche était en cours à Bamako, dans la ville militaire voisine de Kati et dans d’autres régions du pays aurifère. Ces événements surviennent alors qu’un groupe affilié à Al-Qaïda et des rebelles touaregs ont revendiqué samedi des attaques coordonnées à travers le Mali, l’une des opérations les plus audacieuses lancées par les rebelles dans leur campagne contre le gouvernement militaire. Le nombre de soldats et de civils tués lors des attaques reste indéterminé.

Dans une déclaration diffusée samedi soir à la télévision d’État, le porte-parole du gouvernement, Issa Ousmane Coulibaly, a indiqué que 16 personnes avaient été blessées. Il a affirmé que la situation était totalement maîtrisée dans toutes les zones touchées. Les autorités de Bamako ont instauré un couvre-feu nocturne de trois jours. Le groupe Jama’at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué les attentats de Kati, de l’aéroport de Bamako et d’autres régions du nord, notamment Mopti, Sévaré et Gao, dans un communiqué publié par le SITE Intelligence Group. Le groupe a également affirmé que la ville de Kidal avait été « reprise » lors d’une opération coordonnée avec le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), un groupe rebelle à dominante touarègue.

Le porte-parole du MNLA, Mohamed Mouloud Ramdane, avait précédemment déclaré sur les réseaux sociaux que ses forces avaient pris le contrôle de positions à Gao et de l’un des deux camps militaires de Kidal. L’ambassade des États-Unis a conseillé à ses ressortissants de rester chez eux, tandis que l’armée britannique a déconseillé tout voyage au Mali, où l’armée a annoncé être attaquée par des groupes « terroristes » non identifiés. L’armée avait déclaré peu après 11 h que la situation était sous contrôle, mais un habitant de Gao, important centre militaire du nord du pays, a rapporté avoir entendu une forte explosion et des échanges de tirs entre soldats et rebelles vers midi. En soirée, un calme prudent s’était installé à Gao, où le gouverneur avait instauré un couvre-feu nocturne, selon la même source.

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