Le rythme de la transition énergétique des pays africains s’accélère, car les crises énergétiques mondiales s’entremêlent à des défis internes croissants, incitant de nombreuses nations à réévaluer leurs stratégies énergétiques. Tandis que les pays possédant déjà des centrales nucléaires augmentent leur production pour satisfaire leurs besoins à court terme, ceux qui ne disposent pas de cette technologie accélèrent leurs plans à long terme pour se prémunir contre les chocs liés aux énergies fossiles. Bien que l’énergie nucléaire ne soit pas une solution immédiate à la crise énergétique actuelle, son développement prenant souvent des décennies, les engagements pris aujourd’hui constituent le fondement du futur mix énergétique de nombreux pays africains.
Selon un rapport de l’Associated Press, les projets de construction de réacteurs sur le continent sont devenus plus urgents, des pays comme le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud confirmant leur soutien à l’expansion de leurs programmes nucléaires. Cette source d’énergie repose sur le processus de fission nucléaire, au cours duquel le noyau d’un atome, tel que l’uranium, se divise pour produire une quantité importante d’énergie sans émissions directes de dioxyde de carbone, contrairement aux énergies fossiles. Cependant, elle produit également des déchets radioactifs dangereux, ce qui en fait un sujet de controverse et de prudence dans de nombreux pays. Actuellement, 31 pays utilisent l’énergie nucléaire pour produire environ 10 % de l’électricité mondiale, tandis que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indique qu’une quarantaine d’autres pays envisagent de se lancer dans ce domaine ou se préparent à construire de nouveaux réacteurs.
Le choc énergétique résultant de la guerre avec l’Iran a entraîné une hausse des prix des combustibles et des perturbations dans certaines chaînes d’approvisionnement, ce qui a eu un impact direct sur les marchés de l’énergie en Afrique. De ce fait, de nombreux pays ont accéléré leurs programmes nucléaires, y voyant une alternative stratégique pour garantir leur approvisionnement en électricité et réduire leur dépendance au pétrole et au gaz importés.