Le trafic d’antiquités et d’objets anciens algériens à l’étranger s’est intensifié depuis début 2026, selon les estimations des services de sécurité spécialisés. Experts et spécialistes tirent la sonnette d’alarme, dénonçant un véritable pillage du patrimoine culturel et civilisationnel, les médias français ont révélé que les douanes françaises ont saisi 2 000 objets préhistoriques, pour la plupart volés en Algérie. Ces objets ont été découverts en possession d’un commissaire-priseur d’antiquités à Béziers, qui ne disposait pas des documents légaux requis. D’après la même source, il s’agit d’outils en pierre, de fragments d’os, de pièces de monnaie et de céramiques mis au jour sur des sites préhistoriques algériens.
Ces objets auraient été exportés clandestinement par des réseaux de trafiquants spécialisés dans l’exploitation du patrimoine matériel et de la mémoire historique de l’Algérie. Les douaniers ont estimé la valeur des objets saisis entre 5 000 et 8 000 euros. Cette saisie intervient alors que les services de sécurité algériens ont déjà saisi d’importantes quantités d’objets et d’outils destinés à la contrebande ou à la vente illégale depuis début 2026. L’une de ces saisies, dans la province d’Aïn Defla, a permis de découvrir un trésor de plus de 1 000 pièces de monnaie romaines en bronze datant du IVe siècle, selon le calendrier grégorien. D’autres opérations ponctuelles ont également été recensées dans des provinces comme Constantine et Tébessa, et même à l’aéroport international Houari Boumediene d’Alger, concernant des tentatives de contrebande de pièces de monnaie, de statuettes et d’armes à feu traditionnelles.
Dans ce contexte, l’avocat et expert juridique Farid Sabri a déclaré : « La qualification des infractions de contrebande ou de falsification d’antiquités en Algérie est régie par la loi n° 98-04 relative à la protection du patrimoine culturel.» Dans sa déclaration à Al-Arabiya.net, il a précisé : « Des infractions telles que la contrebande et la tentative d’exportation illégale sont considérées comme les plus graves, passibles de peines allant de 3 à 10 ans d’emprisonnement et d’une amende comprise entre 200 000 et 2 millions de dinars (80 000 dollars américains).