Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, est arrivé au Togo pour une visite officielle, la première d’un responsable français de ce niveau à Lomé, la capitale, depuis près de dix ans. Cette visite témoigne du regain d’intérêt de Paris pour le renforcement de sa présence en Afrique de l’Ouest, et coïncide avec le rôle croissant du Togo comme médiateur régional sur plusieurs dossiers africains. À son arrivée, le ministre français a été reçu par le président du Parlement togolais, Faure Gnassingbé, avant de s’entretenir avec son homologue togolais, le ministre des Affaires étrangères Robert Dussey.
M. Barrot a qualifié l’absence de visites françaises de haut niveau à Lomé au cours de la dernière décennie d’« exceptionnelle », soulignant la volonté de son pays de revitaliser ses relations avec le Togo. Dans des déclarations faites dans la capitale, le ministre français a insisté sur le fait que le Togo représente un partenaire prioritaire pour la France, et a souligné le rôle qu’il jouera lors du prochain sommet « Africa Forward » qui se tiendra le mois prochain à Nairobi. Il a également salué les efforts déployés par le président Faure Gnassingbé en matière de médiation régionale, notamment dans la région des Grands Lacs et en République démocratique du Congo, ainsi que la situation sécuritaire au Sahel, qu’il a qualifiée de préoccupation majeure pour la France, soulignant le rôle de plus en plus important du Togo dans la résolution de ces défis.
M. Barrow a également évoqué la récente réunion organisée à Lomé entre les représentants de l’Alliance Sahel (AES) et de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), mettant en lumière les relations équilibrées que le Togo entretient avec des pays comme le Mali, le Niger et le Burkina Faso, malgré les tensions existantes avec Paris. Dans ce contexte, il a souligné que toutes les parties partagent une préoccupation commune face aux menaces terroristes, insistant sur le soutien de la France aux initiatives régionales visant à contenir ces risques et à permettre aux pays de la région de rétablir leur sécurité et leur souveraineté.