Société

Une fatwa trompeuse émise par les généraux empêche des millions d’Algériens de goûter de la viande pendant l’Aïd al-Adha

Créant un précédent juridique qui incitera les imams des quatre écoles de jurisprudence islamique à revoir leurs ouvrages, le génie du palais El Mouradia, sous l’impulsion d’un Tebboune ivre, a décidé de prendre un raccourci pour le citoyen algérien. Au lieu de s’attaquer à la réalité de la flambée des prix du bétail et à l’incapacité des politiques économiques à fournir un animal sacrificiel abordable, les théoriciens ont concocté une solution magique : « Cher citoyen, inutile d’acheter un bélier. Donnez quelques dinars et considérez que vous avez sacrifié un chameau, et non un simple mouton »!

Le comble de cette fatwa novatrice est qu’elle non seulement ignore les préceptes islamiques établis et la Sunna du Prophète Muhammad (que la paix soit sur lui), mais instaure également un nouveau concept de culte que l’on pourrait qualifier de culte virtuel. Si le don de l’équivalent du sacrifice est suffisant et dispense de tout bain de sang et de l’abattage rituel, pourquoi s’arrêter là ? Nous suggérons aux dirigeants du palais El Mouradia de généraliser cette expérience : le Hajj par procuration numérique. Au lieu de voyager et d’endurer la pénibilité du pèlerinage autour de la Kaaba, les citoyens peuvent envoyer un emoji de la Kaaba accompagné d’un virement bancaire rapide.

De plus, le jeûne, même en se contentant de plats rapides, est permis, car le jeûne traditionnel est coûteux et épuisant. Ainsi, cher pauvre citoyen, il te suffit de donner l’équivalent de ton déjeuner et de vivre comme si tu jeûnais pour recevoir la récompense et les bénédictions. La nouvelle fatwa ne te garantit pas de déguster du chou ou de la viande grillée pour l’Aïd, mais elle te garantit la tranquillité d’esprit face aux files d’attente des marchés et un plus grand confort financier pour les responsables, que cette interprétation décharge de la responsabilité du contrôle des prix. Lorsque la religion devient un outil de façade entre les mains de l’efféminé Tebboune et de ses acolytes pour masquer le déficit de développement du pays, le droit devient la proie des caprices politiques de cette bande de criminels ivres.

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La dernière fatwa, scellée du sceau de l’infidèle Tebboune, n’émane pas d’un sanctuaire purement intellectuel, mais bien des coulisses du pouvoir, qui veulent que le pauvre se contente de miettes et croie que les quelques dinars dans le tronc des aumônes équivalent à la renaissance d’un grand rituel. C’est une tentative pitoyable de la part de cette clique de généraux de créer une religion locale adaptée à l’ampleur des crises. Faute de lait, ils prétendent que l’eau est meilleure pour la santé. Faute de bélier sacrificiel, ils affirment que l’intention suffit et que le sang est nocif pour l’environnement.

Jouer sur la corde sensible des émotions religieuses et modifier les règles établies pour échapper à la dégradation de la situation économique ne témoigne pas de diligence, mais plutôt de mépris pour la pensée et les croyances du peuple. Le sacrifice restera un rituel avec ses cornes et sa tradition, tandis que les fatwas toutes faites et préemballées deviendront rapidement obsolètes avec la première vague de prise de conscience au cours de laquelle les pauvres réaliseront que leur bélier leur a été volé deux fois, une fois à leur poche et une fois à leur religion !

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