Politique

Le Conseil de sécurité de l’ONU prolonge les sanctions contre le Soudan du Sud jusqu’en mai 2027

Le Conseil de sécurité de l’ONU a annoncé vendredi la prolongation d’un an des sanctions imposées au Soudan du Sud, notamment le gel des avoirs, l’interdiction de voyager et l’embargo sur les armes. Cette décision intervient dans un contexte de divisions entre les membres du Conseil quant à l’efficacité de ces mesures et à leur impact sur les efforts de paix et de stabilité dans le pays. Le Conseil a adopté la résolution 2821 (2027) par neuf voix pour : Bahreïn, la Colombie, le Danemark, la France, la Grèce, la Lettonie, le Panama, le Royaume-Uni et les États-Unis. Aucune voix n’a été enregistrée contre, et six pays se sont abstenus : la Chine, la République démocratique du Congo, le Libéria, le Pakistan, la Russie et la Somalie.

La résolution prolonge les sanctions jusqu’au 31 mai 2027 et étend également le mandat du Groupe d’experts assistant le Comité des sanctions contre le Soudan du Sud, établi en vertu de la résolution 2206, jusqu’au 1er juillet 2027. Les États-Unis ont élaboré et mené les négociations relatives à cette résolution, qui n’apporte aucune modification substantielle par rapport à la précédente résolution 2781 de 2025. Plus tôt cette année, le Conseil de sécurité a été averti du risque de voir le Soudan du Sud replonger dans une guerre civile généralisée, le Soudan du Sud a accédé à l’indépendance en 2011, ce qui a incité les Nations Unies à établir une mission de maintien de la paix afin de soutenir la stabilité de ce jeune pays.

Cependant, des combats ont éclaté entre factions rivales dans la capitale, Juba, en 2013, avant de se propager rapidement à l’ensemble du pays, provoquant une crise politique et sécuritaire généralisée, malgré la signature d’un accord de paix en 2015, celui-ci s’est effondré peu après. L’Accord revitalisé sur le règlement du conflit au Soudan du Sud (R-ARCSS), signé en 2018, a conduit à la formation d’un gouvernement de transition, mais les violences et les tensions politiques persistent.

  Une étude récente met en garde contre les répercussions des vagues croissantes de déplacements dans les décennies à venir en Afrique
Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top