Plus de 50 soldats maliens ont été tués et au moins 24 autres capturés lors d’une attaque menée par des militants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) contre un convoi militaire dans le nord du Mali, selon des sources locales et militaires qui se sont confiées à l’AFP, l’attaque a eu lieu samedi alors que le convoi quittait la ville stratégique de Nafis, en direction de Gao, la plus grande ville du nord du Mali, après plusieurs semaines de combats pour le contrôle de la région. Un responsable local proche du Conseil militaire au pouvoir a déclaré que le bilan initial de l’attaque était « très lourd », indiquant que plus de 50 soldats avaient été tués et au moins 24 autres capturés.
L’AFP a cité une source militaire selon laquelle plusieurs soldats auraient été sommairement exécutés, ajoutant qu’une enquête était en cours pour déterminer les erreurs tactiques qui ont rendu le convoi vulnérable à l’attaque. L’armée malienne a annoncé avoir repris le contrôle de Nefis le 10 juillet, avec le soutien de la Légion africaine russe, après plusieurs jours de violents combats. La ville avait été prise plus tôt dans le mois par le Front al-Nosra al-Islam wal-Muslimin (JNIM) et le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA). Les deux groupes ont revendiqué l’attaque, et l’armée malienne a reconnu que son convoi avait été pris en embuscade par des groupes terroristes armés, sans toutefois faire état de pertes.
Depuis 2012, le Mali est en proie à une crise sécuritaire persistante, alimentée par des attaques de groupes liés à l’État islamique et à Al-Qaïda, ainsi que par des mouvements séparatistes touaregs et des groupes criminels locaux, selon l’Agence France-Presse. Le pays est sous régime militaire depuis deux coups d’État successifs en 2020 et 2021, malgré les promesses des autorités de rétablir la sécurité et de préserver l’intégrité territoriale du Mali.