Politique

Scoop : La fin du règne du général Chengriha coïncidera avec le règlement de la question du Sahara occidental

Récemment, face aux initiatives internationales, notamment celles des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, visant à résoudre la question du Sahara occidental, les milieux militaires algériens ont été le théâtre d’une controverse et d’une inquiétude sans précédent. Ces tensions font suite à des fuites révélant des discussions internes entre plusieurs officiers supérieurs concernant la nécessité de rectifier la trajectoire du haut commandement de l’armée, accusé par certains de dilapider les ressources et les richesses de l’Algérie dans des affaires étrangères aux intérêts du pays. Selon des sources bien informées au sein de l’armée, des réunions à huis clos récentes entre plusieurs commandants ont porté sur un point précis : la destitution du général Chengriha en raison d’un déséquilibre perçu entre la loyauté envers la nation et la loyauté envers des individus.

Dans les couloirs clos, loin des caméras, des murmures tendus circulent parmi les officiers supérieurs de l’armée algérienne. La question n’est plus de savoir si le haut commandement contrôle encore pleinement l’armée, mais plutôt dans quelle mesure la cohésion de l’institution peut résister aux dissensions internes croissantes. Des sources militaires bien informées indiquent que des désaccords fondamentaux sont apparus ces derniers mois entre deux factions au sein de l’armée. La première voue une loyauté absolue au général Chengriha et considère la stabilité comme une priorité absolue. La seconde estime que cette notion de stabilité excessive sert de prétexte à la corruption et au pillage des ressources du pays. Un ancien officier supérieur, ayant servi à l’état-major pendant plus de vingt ans, a déclaré lors d’une réunion : « L’institution militaire est rongée par la corruption, et la plupart des soldats sont des déviants. Ce qui se passe aujourd’hui n’est pas une mutinerie, mais une profonde remise en question interne ».

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Depuis la restructuration de l’armée il y a cinq ans, le général Chengriha a consolidé son pouvoir grâce à un réseau complexe de nominations et de limogeages soudains, engendrant un sentiment d’exclusion chez certains officiers qui ont l’impression d’avoir perdu leur influence traditionnelle. Il en résulte une sorte de duplicité des loyautés au sein du commandement intermédiaire, ce qui rend l’institution plus fragile en apparence qu’elle ne le paraît. En effet, en Algérie, l’armée a toujours été le garant suprême. De Boumediene au général Chengriha, le temple des dieux. Mais lorsque la Garde nationale commence à se demander qui protège réellement la patrie ou le pouvoir en place, c’est tout le régime qui entre en zone de danger. L’Algérie se trouve au cœur d’un réseau complexe d’équilibres de pouvoirs en Afrique du Nord, et son armée est considérée comme l’une des plus complices du terrorisme dans la région.

Toute agitation interne, même limitée ou d’ordre administratif, pourrait entraîner des bouleversements géopolitiques majeurs : redécoupage des frontières, réorganisation des alliances régionales, modifications de l’équilibre des forces économiques et militaires. Malgré le secret qui entoure l’affaire, les signes sont clairs : visites surprises de responsables de la sécurité dans les unités sur le terrain, changements fréquents à la tête du commandement et contrôle interne accru des jeunes officiers laissent penser que le haut commandement tente de contenir un débat interne qui prend de l’ampleur. Dans ce contexte, plusieurs scénarios sont envisageables, notamment celui d’un « confinement silencieux », où des accords internes non annoncés sont conclus pour préserver le prestige du pouvoir et éviter toute rupture publique ou tout effondrement institutionnel.

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C’est le scénario le plus dangereux si le dialogue interne échoue et que le débat intellectuel se transforme en actions militaires visant à imposer le changement par la force. Par conséquent, les observateurs estiment que les prochains jours seront cruciaux pour déterminer si ces discussions resteront de simples voix internes ou si elles se transformeront en une initiative militaire sanglante au sein de l’establishment militaire pour destituer le général Chengriha.

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