Société

Huit migrants expulsés des États-Unis vers le Congo rentrent dans leur pays d’origine

Huit des quinze migrants latino-américains expulsés par les États-Unis vers la République du Congo en avril dernier sont rentrés dans leur pays d’origine ces dernières semaines, selon le gouvernement congolais et l’avocate de l’un des expulsés. L’avocate américaine Alma David a indiqué que sept des expulsés, dont quatre Péruviens et trois Colombiens, sont rentrés cette semaine avec l’aide de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), tandis qu’un huitième migrant colombien est rentré de ses propres mains. Ces retours ont été facilités par le programme de retour volontaire assisté de l’OIM, qui apporte un soutien logistique et prend en charge les frais de voyage des migrants souhaitant retourner dans leur pays d’origine.

Les États-Unis ont expulsé ce groupe vers le Congo en vertu d’un accord autorisant le transfert de migrants vers des pays tiers dont ils ne sont pas citoyens, conformément à la politique adoptée par l’administration du président américain Donald Trump visant à durcir les procédures d’immigration. Cette politique a suscité de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains et des avocats spécialisés en immigration, d’autant plus que des juges américains ont statué que certains de ces migrants pourraient être persécutés s’ils étaient renvoyés dans leur pays d’origine. Alma David a déclaré que le retour de certains expulsés dans leur pays d’origine soulève des questions quant aux options qui s’offrent à eux après leur arrivée au Congo. Elle a souligné que l’absence d’alternatives viables pourrait les avoir incités à rentrer malgré les risques qui les avaient initialement poussés à demander une protection.

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Parallèlement, plusieurs expulsés demeurent au Congo, dont une Colombienne qui a témoigné des conditions de vie difficiles et de l’incertitude auxquelles elle a été confrontée après son expulsion. La Colombienne Adriana Maria Quiroz Zapata est également restée au Congo, malgré une décision d’un juge fédéral américain ordonnant son retour aux États-Unis le mois dernier. Elle a été expulsée alors qu’elle souffrait de problèmes de santé que les autorités congolaises ont déclaré ne pas avoir les moyens de soigner.

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