Economie

Le Kenya et les États-Unis proches d’un accord sur les minéraux critiques

En marge du sommet du G7, jeudi, le président kényan a annoncé que son pays était sur le point de finaliser un accord avec les États-Unis concernant les minéraux critiques, en vertu duquel le Kenya traitera ses ressources localement. Il a appelé à une redéfinition plus large des relations entre l’Afrique et l’Occident. Ces dernières années, plusieurs pays africains ont cherché à transformer une plus grande partie des minéraux qu’ils produisent sur leur territoire, témoignant d’une volonté de conserver davantage de valeur ajoutée au sein du continent. William Ruto, représentant l’un des pays partenaires participant au sommet sur les rives du lac Léman, a déclaré que l’accord, qui porte sur les terres rares et d’autres minéraux stratégiques, était en cours d’élaboration et pourrait être finalisé prochainement.

« Nous avons convenu de traiter les minéraux au Kenya », a-t-il déclaré, faisant suite à des discussions avec les dirigeants du G7, dont le président américain Donald Trump. « Nous nous sommes entendus avec eux sur ce qui est mutuellement avantageux pour le Kenya et les États-Unis, et le président Trump et l’administration américaine s’en félicitent. » Cet accord reflète une tendance plus large des pays africains à abandonner les modèles d’exportation de matières premières en vigueur depuis des décennies, face à l’intensification de la concurrence entre les pays occidentaux et la Chine pour l’accès aux ressources nécessaires à la transition énergétique et technologique.

« C’est la même approche que celle adoptée par la République démocratique du Congo pour garantir que tout accord soit dans l’intérêt du pays », a déclaré Ruto. « Ces ressources naturelles ne peuvent plus être exportées et transformées ailleurs. Elles doivent l’être au sein même du pays et du continent. Nous devons en tirer de la valeur ajoutée ». Outre les terres rares, le Kenya possède d’importants gisements inexploités de niobium, de lithium, de graphite, de cuivre et de nickel, les dirigeants du G7 se sont engagés mercredi à renforcer la coordination afin de réduire la dépendance de leurs pays vis-à-vis de la Chine pour ces minéraux essentiels, notamment par le biais de projets de consolidation des opérations de stockage et de lancement d’une nouvelle plateforme renforçant le rôle de l’Agence internationale de l’énergie.

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