Politique

Le Soudan du Sud fixe une nouvelle date pour les premières élections de son histoire

Les premières élections de l’histoire du Soudan du Sud, qui avaient déjà été reportées à plusieurs reprises, auront lieu le 22 décembre prochain, selon ce qu’a annoncé la Commission électorale dans le nouveau pays au monde qui a accédé à l’indépendance en 2011, et qui connaît un conflit pour le pouvoir et une grave insécurité. Le président de la Commission électorale nationale, Abidnego Akok Kakul, a annoncé lors d’une conférence de presse à Juba que « les élections auront lieu le 22 décembre prochain », soulignant les « multiples défis » auxquels est confrontée son institution. Kakul a appelé le gouvernement à combler « les vides juridiques existants » et à fournir les fonds nécessaires pour permettre au comité d’organiser les élections « pendant les mois restants » de l’année, et a indiqué que 21 millions de dollars sont actuellement disponibles pour ce droit, ce qui nécessite 250 millions de dollars au total pour être organisé.

Le chef de la Commission électorale nationale a souligné que « la volonté politique ne dépend pas de nous, mais du gouvernement », estimant qu’il est possible d’apporter les modifications législatives nécessaires et d’élaborer des réglementations électorales dans un court délai. Abednego Akok Kakul a abordé la question de la sécurité dans le contexte des défis qu’il a évoqués, alors que plusieurs régions sont témoins depuis des mois d’affrontements entre l’armée fidèle au président Kiir et des groupes soutenant Riek Machar, démis de ses fonctions de vice-président, accusé de « crimes contre l’humanité » et assigné à résidence en 2025. A cette occasion, les électeurs sont invités à choisir le chef de l’État, les représentants et les membres des pouvoirs exécutif et législatif des 10 États du pays et de ses trois circonscriptions administratives.

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En 2018, un accord de paix a été conclu qui a mis fin à cinq années d’une guerre sanglante qui a fait 400 000 morts et 4 millions de déplacés, et a établi un gouvernement d’unité entre les deux rivaux, Salva Kiir (président) et Riek Machar (vice-président), pendant une période de transition qui devait se terminer en 2022 avec des élections plusieurs fois reportées.

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