Au moins douze personnes ont péri dans les inondations dévastatrices qui ont frappé le Ghana, a annoncé mardi le Service national des pompiers du Ghana. Le bilan des victimes s’est alourdi dans une grande partie du pays, y compris à Accra, la capitale, tandis que les opérations de secours se poursuivent. Le Service des pompiers a indiqué que parmi les victimes figuraient trois femmes, huit hommes et un enfant. Il a ajouté que plus de 470 personnes avaient été secourues à ce jour et qu’il communiquerait de nouvelles informations dès qu’elles seraient disponibles. Le président John Dramani Mahama a déclaré que les premières données indiquaient qu’Accra avait reçu environ 140 millimètres de pluie, un record depuis des années.
Il a précisé que le record de précipitations journalières enregistré l’an dernier était d’environ 56 millimètres. M. Mahama a attribué ces pluies extrêmes au changement climatique, ajoutant que le gouvernement n’avait aucun contrôle sur ce phénomène. Accra est régulièrement inondée pendant la saison des pluies, et les effets de ces fortes averses sont aggravés par un mauvais drainage, des constructions illégales sur les cours d’eau et une planification urbaine inadéquate. Dans un communiqué publié mardi, le porte-parole du gouvernement a annoncé l’allocation de 300 millions de cedis (27 millions de dollars américains) aux opérations de secours aux victimes des inondations.
Le président Mahama a également ordonné le déploiement des forces armées et de la police ghanéennes afin d’appuyer l’Organisation nationale de gestion des catastrophes (NADMO) et les autres services de sécurité dans les opérations de sauvetage et d’assistance à travers la capitale. La Côte d’Ivoire voisine a également été touchée par les fortes pluies. Les autorités ivoiriennes n’ont pas encore communiqué de bilan des victimes, mais une source proche des pompiers et du ministre de l’Intérieur a indiqué que le nombre de morts avoisinerait les 20.