Economie

Les États-Unis mettent en garde contre l’exclusion des pays africains de l’accord commercial préférentiel

Des organisations et associations d’entreprises américaines ont exhorté l’administration Trump à cesser d’exclure les pays africains de la Loi sur la croissance et les opportunités en Afrique (AGOA), prévenant que l’utilisation continue de cet accord comme monnaie d’échange politique pourrait nuire aux intérêts économiques américains et donner à la Chine davantage de latitude pour étendre son influence commerciale sur le continent. Ces appels ont été lancés lors d’une audition organisée par le Bureau du représentant américain au commerce afin d’examiner l’éligibilité des pays au programme AGOA 2027, en prévision de l’expiration de la loi le 31 décembre 2027, à moins que le Congrès ne décide de la prolonger.

Le programme permet actuellement à 33 des 49 pays d’Afrique subsaharienne d’exporter leurs produits vers les États-Unis en franchise de droits de douane, le Gabon étant réintégré à l’accord à compter du 1er janvier 2026. Des représentants du secteur privé américain ont souligné que l’exclusion de pays clés, notamment l’Afrique du Sud, pourrait perturber les chaînes d’approvisionnement régionales et impacter négativement les investissements américains. Ils ont souligné que l’Afrique du Sud est un pôle majeur de production et de commerce sur le continent, avec de nombreuses industries, notamment dans les secteurs de l’automobile, du textile et de l’habillement, qui y sont liées par des chaînes de valeur régionales intégrées. Laird Tripper, directeur des programmes de commerce et d’investissement au Corporate Council on Africa, a déclaré que l’exclusion de l’Afrique du Sud de l’accord pourrait avoir des « conséquences importantes et imprévues » pour les investissements américains, insistant sur le rôle central de l’économie sud-africaine dans le commerce et l’investissement en Afrique.

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Cette déclaration intervient alors que plusieurs membres du Congrès américain demandent un réexamen de l’éligibilité de l’Afrique du Sud à bénéficier de l’accord, compte tenu de ses relations avec la Chine et la Russie, ainsi que de sa procédure judiciaire contre Israël devant la Cour internationale de Justice. De son côté, l’Union africaine a exhorté les États-Unis à ne pas instrumentaliser l’accord à des fins politiques, soulignant que l’exclusion de certains pays en raison de différends géopolitiques ou de préoccupations relatives aux droits de l’homme entrave les efforts d’intégration économique dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

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