Société

Le Kenya arrête des Pakistanais soupçonnés d’avoir enlevé des Indiens à l’aéroport de Nairobi

Les autorités kényanes ont secouru deux ressortissants indiens soupçonnés d’avoir été enlevés à leur arrivée à l’aéroport international Jomo Kenyatta. La police a arrêté trois ressortissants pakistanais soupçonnés de les avoir séquestrés. La Direction des enquêtes criminelles (CID) du Kenya a indiqué que l’opération faisait suite à une enquête menée par les détectives de l’Unité de soutien opérationnel après le signalement de la disparition des deux Indiens. L’enquête a révélé que les deux hommes étaient arrivés à l’aéroport international Jomo Kenyatta lundi et avaient accompli les formalités d’immigration.

À leur sortie de l’aéroport, ils ont été accueillis par deux hommes, avant que les quatre ne montent dans une voiture et ne prennent la fuite vers une destination inconnue. L’enquête a conduit les détectives à une maison du lotissement Tumeni, dans la région de Nkurui, à la périphérie de Rongai, dans le comté de Kajiado, au sud du Kenya. La police a retrouvé les deux Indiens dans une pièce de la maison. Ils étaient ligotés et semblaient en état de détresse. La Direction des enquêtes criminelles (CID) a annoncé l’arrestation immédiate de trois ressortissants pakistanais présents dans la maison. Selon la CID, l’enquête a révélé que les suspects avaient contacté les familles des victimes en Inde via WhatsApp, exigeant une rançon de 32 000 dollars pour leur libération.

L’enquête a ensuite conduit les détectives à un endroit situé à environ deux kilomètres de la maison, où ils ont retrouvé les téléphones portables des victimes dissimulés dans une zone de végétation dense, la CID a indiqué que les trois suspects restent en détention provisoire dans l’attente de leur déposition devant la justice, tandis que les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de recueillir davantage d’informations et d’exploiter les pistes susceptibles de révéler l’existence d’un réseau d’enlèvements contre rançon. L’enlèvement et la séquestration sont des crimes punissables par la loi kényane, avec des peines d’emprisonnement variables selon les circonstances. La CID a réaffirmé son engagement constant à protéger toutes les personnes se trouvant sur le territoire kényan et à poursuivre les auteurs d’enlèvements, d’extorsions de rançon et d’autres crimes graves.

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