Politique

Niger : Cinq personnes déchues de leur nationalité, dont l’ancien Premier ministre

Les autorités militaires du Niger ont déchu « provisoirement » la nationalité de cinq personnes, dont l’ancien Premier ministre et des membres de l’administration précédente. L’arrêté, signé par le chef d’état-major, le général Abdourahmane Tchane, mentionne l’ancien Premier ministre Oumadou Mahamadou et plusieurs autres personnes, selon l’agence de presse nationale ANP, les cinq personnes sont accusées de diffusion de fausses informations susceptibles de perturber l’ordre public, de collaboration avec des puissances étrangères, de diffamation et de participation à des actes portant atteinte à l’honneur de l’armée et de l’État, ainsi qu’à la cohésion sociale et à l’armée nationale.

Cette mesure, toujours selon l’ANP, est conforme à la législation établissant un registre des personnes physiques ou morales impliquées dans des actes terroristes ou autres crimes portant atteinte aux intérêts stratégiques et/ou fondamentaux de la nation, ou susceptibles de perturber gravement la paix et la sécurité publiques. Le décret concernait les cinq personnes suivantes :
Amadou, également connu sous le nom d’Ange Barrow Tchikarao, né le 18 septembre 1982 à Toudouny (région de Tahoa).
Oumoudou Mahamadou (ancien Premier ministre), né le 1er janvier 1954 à Amaloul (région de Tahoa).
Omar Moussa Ibrahim, né le 17 mai 1976 à Tassarah.
Osmane Abdoul Moumouni, né le 24 octobre 1975 à Zinder.
Boubacar Sene Sly, né le 28 mars 1976 à Niamey.

Selon le décret, les personnes concernées sont passibles de poursuites pour des infractions telles que « la publication de déclarations susceptibles de troubler l’ordre public, l’espionnage au profit de puissances étrangères, la diffamation par voie électronique, la participation à des activités visant à saper le moral des forces armées et de la nation, au détriment de la défense nationale et de la cohésion sociale, et l’atteinte à la sûreté de l’État ». Elles sont également poursuivies pour des « activités susceptibles de perturber la paix et la sécurité publiques ». Ce nouveau décret porte à 25 le nombre de personnes temporairement déchues de leur nationalité nigérienne depuis la création du registre en octobre 2024, selon l’agence. Les mesures précédentes visaient d’anciens ministres, des militants politiques et des personnes liées à l’administration de l’ancien président Mohamed Bazoum.

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