Politique

Guterres appelle à une réforme du Conseil de sécurité et à un siège permanent pour l’Afrique

Dans son discours d’adieu à l’Assemblée générale des Nations Unies, le Secrétaire général António Guterres a appelé à une réforme des institutions de l’Organisation, en particulier du Conseil de sécurité, afin de garantir une représentation africaine permanente. M. Guterres a prononcé son discours de clôture lors de l’ouverture de la session en cours de l’Assemblée générale, le mardi 22 septembre, avant la fin de son mandat à la fin de l’année. Il a présenté sa vision d’un monde plus équitable, exhortant les dirigeants mondiaux à réformer le système international et les institutions onusiennes. Le Secrétaire général s’est longuement attardé sur l’absence de réforme au sein des institutions de l’Organisation, constatant que le Conseil de sécurité reflète encore les rapports de force issus de l’après-Seconde Guerre mondiale, malgré les profonds bouleversements qu’a connus le monde depuis lors.

M. Guterres a déclaré que le monde a « fondamentalement changé » depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, mais que ce changement ne s’est pas traduit dans la composition du Conseil de sécurité, citant l’Afrique comme un exemple frappant. Il a expliqué que la plupart des pays africains étaient encore sous domination coloniale lors de la fondation des Nations Unies, alors qu’aujourd’hui le continent est composé d’États indépendants. Pourtant, aucun pays africain ne dispose d’un siège permanent au Conseil de sécurité. M. Guterres a ajouté que l’existence d’un Conseil de sécurité au XXIe siècle sans représentation africaine permanente est « injuste et injustifiable », soulignant la nécessité de changer cette situation et de revoir la composition du Conseil afin qu’elle reflète les réalités du monde actuel.

  L’Angola appelle à une action continentale pour atténuer l’impact économique de la crise du Moyen-Orient sur l’Afrique

L’appel du Secrétaire général de l’ONU ne se limitait pas à une réforme du Conseil de sécurité. Il a également exhorté les dirigeants mondiaux à réformer l’architecture financière internationale et à œuvrer pour alléger le fardeau de la dette, dans le but de rendre le système financier mondial plus efficace et plus équitable, en particulier pour les pays confrontés à des pressions économiques et financières croissantes. Les remarques de M. Guterres, prononcées lors de son discours d’adieu à l’Assemblée générale de l’ONU, interviennent à un moment où les appels africains et internationaux en faveur d’une réforme du Conseil de sécurité et de l’élargissement de sa représentation permanente se font de plus en plus pressants, témoignant des transformations qu’a connues le système international depuis la fondation des Nations Unies.

Ajouter un commentaire

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus lus

To Top