Société

La cybercriminalité en hausse au Cameroun et au Tchad

La cybercriminalité est en hausse au Cameroun et au Tchad, avec un nombre croissant d’escroqueries numériques ciblant les jeunes et les groupes vulnérables. Cette recrudescence est alimentée par des méthodes de tromperie de plus en plus sophistiquées et par le recours accru des fraudeurs aux outils et plateformes numériques leur permettant de toucher un plus grand nombre de victimes. Les experts alertent sur le fait que les réseaux de fraude sont de plus en plus organisés et efficaces pour piéger leurs victimes, exploitant leur besoin d’opportunités d’emploi ou de soutien financier, conjugué à un manque de sensibilisation aux escroqueries en ligne. De ce fait, les victimes subissent des pertes financières croissantes qui peuvent impacter directement les moyens de subsistance de leurs familles.

Selon les spécialistes de l’Observatoire de la violence et du crime organisé en Afrique centrale, l’une des escroqueries les plus courantes au Cameroun consiste à usurper l’identité d’initiatives et de programmes gouvernementaux. Dès qu’un nouveau plan de soutien à l’entrepreneuriat ou à l’agriculture est annoncé, les fraudeurs créent rapidement des sites web, des comptes sur les réseaux sociaux et des groupes WhatsApp pour attirer les personnes intéressées par ces programmes. Les escrocs extorquent de l’argent à leurs victimes sous divers prétextes, tels que des frais d’ouverture de dossier, d’inscription ou de démarches pour obtenir une aide, avant que ces dernières ne réalisent avoir été dupées. Au Cameroun, une autre escroquerie répandue est connue sous le nom de « rêve de Dubaï ». Les escrocs exploitent les aspirations professionnelles des jeunes à l’étranger en leur promettant des emplois contre de l’argent. Après avoir transféré des fonds à de prétendus intermédiaires, les victimes découvrent que les emplois promis n’existent pas et que leurs interlocuteurs sont des imposteurs.

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Au Tchad, où la pénétration d’Internet est encore plus faible qu’au Cameroun, les escroqueries en ligne sont plus directes et souvent perpétrées par SMS. Les escrocs se font passer pour des banques ou des organisations humanitaires, abusant de la confiance que les victimes accordent à ces entités. Cela entraîne un grand nombre de victimes, notamment parmi les personnes déplacées et les réfugiés, selon les experts. Les sommes que les escrocs demandent généralement à leurs victimes sont relativement faibles, parfois autour de 25 000 francs CFA, soit environ 40 euros.

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