Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, s’est rendu à Brazzaville. Cette visite intervient plus d’un mois après les affrontements survenus sur le fleuve Congo entre des militaires de la RDC et ceux de la République du Congo. M. Tshisekedi a exprimé ses regrets concernant les événements de fin août, s’engageant à indemniser les victimes et à œuvrer pour apaiser les tensions consécutives aux échanges de tirs entre les forces des deux pays. À son arrivée à Brazzaville, le président de la RDC a été accueilli par le Premier ministre Anatole Collinet Makosso. Une fois au palais présidentiel, il s’est entretenu avec son homologue de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, lors d’une rencontre ponctuée par un déjeuner.
S’adressant à la presse, M. Tshisekedi a fait part de ses profonds regrets quant aux incidents survenus fin août entre des militaires des deux pays qui patrouillaient sur le fleuve Congo. « Je tiens vraiment à exprimer mes profonds regrets face à cette situation et à la tournure qu’ont prise les événements. Je suis venu spécialement pour cela : apaiser les esprits et rappeler que les peuples du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa ne forment qu’un seul peuple, et qu’il est totalement erroné et illogique d’en arriver à de tels incidents », a déclaré M. Tshisekedi. Les affrontements ont eu lieu dans une zone fluviale située entre les localités de Makotimboko (République du Congo) et de Yumbi (République démocratique du Congo), entraînant la capture de plusieurs militaires.
À la suite de cet incident, deux soldats congolais capturés lors des combats ont été remis aux autorités de leur pays, tandis que deux autres sont toujours portés disparus. Tshisekedi s’est engagé à prendre en charge la situation de toutes les personnes touchées par l’incident, affirmant que la République démocratique du Congo assumerait ses responsabilités envers les victimes. Il a déclaré à ce sujet : « Nous veillerons tout particulièrement à rencontrer les victimes afin de déterminer les modalités de leur indemnisation par la République démocratique du Congo, car cela relève de notre devoir ».