Politique

L’Algérie est-elle le théâtre d’un coup d’État militaire contre le président Tebboune ?

Il y a quelques jours, la présidence de la République algérienne a annoncé le décès de Boualem Boualem, directeur de cabinet de la présidence, dans un hôpital de Genève (Suisse) où il était soigné pour une maladie incurable. Fait singulier, ce même jour, le général d’armée Saïd Chengriha, chef d’état-major de l’armée algérienne, présidait à Blida — au nom du président de la République — la cérémonie d’installation officielle du général-major Noureddine Haddad au poste de commandant de la 1ère Région militaire. Ce dernier succède au général-major Ali Sidane, un proche de Boualem Boualem, en vertu d’un décret présidentiel daté du mois d’octobre en cours.

La concomitance de ces deux événements — même en l’absence de preuve d’un lien direct entre eux — soulève une question politique intrigante : assistons-nous à une simple coïncidence conjoncturelle, ou le moment choisi pour le décès de l’un des hauts responsables de l’entourage présidentiel, coïncidant avec la réorganisation d’un poste militaire sensible, mérite-t-il une analyse plus approfondie ? Cette interrogation revêt une importance particulière compte tenu du poste occupé par Boualem Boualem au sein de l’institution présidentielle et de la phase que traverse l’Algérie, marquée par des changements continus à des postes clés des groupes militaire et sécuritaire.

En effet, des informations publiées ce jour indiquent que la nomination de Noureddine Haddad s’inscrit dans le cadre de remaniements au sein des structures et du commandement de l’armée, faisant suite à la nomination d’un nouveau responsable à la tête de la Direction centrale de la sécurité de l’armée (DCSA). Par ailleurs, Boualem Boualem n’était pas une figure marginale dans les cercles de décision ; il assurait l’intérim de la direction du cabinet de la présidence de la République depuis novembre 2023, avant de se maintenir à ce poste sensible, depuis quelque temps, les milieux politiques et médiatiques algériens évoquent des tensions, des divergences et même des luttes internes au sein du pouvoir.

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La question demeure toutefois entière : pourquoi le départ du directeur de cabinet de la présidence a-t-il eu lieu le jour même d’un changement de commandement dans l’une des régions militaires les plus sensibles d’Algérie ? S’agit-il d’une simple coïncidence temporelle, ou la situation algérienne exige-t-elle d’attendre davantage d’éléments avant de tirer des conclusions ? En attendant ce que les prochains jours révéleront, une certitude demeure : la journée du 5 octobre 2026 a été marquée par deux événements majeurs au sein des institutions du pouvoir algérien — le décès d’une personnalité proche du centre de décision et un changement de commandement à la tête de la 1ère Région militaire, assiste-t-on aux prémices d’un coup d’État militaire contre le président Tebboune ?

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