La Commission européenne a déboursé 1 milliard d’euros au titre de l’assistance macrofinancière (AMF) en faveur de l’Égypte, marquant un engagement important du Partenariat stratégique et global UE-Égypte signé en mars 2024. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne : « L’Égypte est un partenaire stratégique important pour l’Union européenne. Le versement d’aujourd’hui de 1 milliard d’euros témoigne à la fois de l’engagement de l’UE envers ce partenariat et des efforts de l’Égypte pour construire une économie plus forte et plus verte. Ce financement est dirigé là où il est le plus nécessaire : la stabilité économique, la démocratie, la durabilité et l’État de droit.
Alors que l’Égypte progresse dans ses réformes et renforce son économie, nous continuons à travailler ensemble pour rendre notre maison méditerranéenne commune plus sûre et plus prospère ». Ce soutien financier, premier des trois versements prévus dans le cadre de l’opération AMF de 4 milliards d’euros en cours, permettra à l’Égypte de couvrir une partie de ses besoins de financement actuels et de garantir la stabilité macroéconomique. Il accompagnera également les avancées dans le programme de réformes économiques du pays, en lien avec le programme en cours avec le Fonds monétaire international (FMI). Ce soutien contribuera à répondre aux pressions sur la balance des paiements de l’Égypte, notamment celles liées à la guerre d’agression de la Russie contre l’Ukraine, à la situation au Moyen-Orient et aux attaques des Houthis en mer Rouge.
Dans son évaluation, la Commission a conclu que l’Égypte avait rempli toutes les conditions requises pour ce décaissement : premièrement, l’Égypte a respecté l’ensemble des conditions de politique économique convenues avec l’UE pour ce versement ; deuxièmement, le pays a pris des mesures concrètes et crédibles en vue de respecter des mécanismes démocratiques effectifs, y compris un système parlementaire multipartite, le maintien de l’État de droit et le respect des droits humains ; troisièmement, le programme du FMI reste sur les rails, condition nécessaire au décaissement des fonds AMF.