Economie

L’Angola mise sur un échange de dette contre des services de santé et une émission d’obligations internationales

Le ministère des Finances angolais a annoncé mardi son intention de procéder cette année à un échange de dette contre des services de santé. Cette initiative s’inscrit dans un plan d’emprunt plus vaste, qui prévoit également l’obtention d’un soutien de la Banque mondiale et l’émission d’obligations sur le marché international. Les échanges de dette contre des services de santé, axés sur des avantages sociaux ou environnementaux, sont un outil de financement de plus en plus courant dans les pays en développement. Ils ont notamment été utilisés ces dernières années par l’Équateur et la Côte d’Ivoire.

Cet échange permettrait à l’Angola de remplacer son endettement important par un financement moins coûteux, à condition que les économies réalisées soient affectées au secteur de la santé. L’Angola, exportateur de pétrole vers l’Afrique australe, cherche à réduire sa dette depuis quelques années. Une forte augmentation de ses emprunts, notamment des prêts garantis par le pétrole auprès de la Chine, l’a conduite à consacrer plus de 40 % de son budget au service de la dette cette année. Le plan d’emprunt annuel du ministère, présenté mardi à la presse par des représentants officiels, explique que l’objectif principal de sa politique d’endettement est de « réduire les coûts de financement à long terme ».

Conformément à ce plan, le gouvernement vise à obtenir environ 1,4 milliard de dollars de financements commerciaux, notamment par le biais d’un échange de dettes dont les détails n’ont pas été divulgués. Le gouvernement compte également sur un financement de 500 millions de dollars via le Processus de politique de développement de la Banque mondiale, qui fournit un soutien budgétaire direct aux pays éligibles, afin de couvrir son déficit budgétaire pour cette année, selon le plan d’emprunt. Le ministère a annoncé qu’un montant supplémentaire de 1,7 milliard de dollars sera levé sur les marchés financiers internationaux, précisant qu’une partie de ces emprunts extérieurs proviendra de créanciers bilatéraux et d’agences de crédit à l’exportation.

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Le ministère des Finances prévoit que la dette totale de l’Angola devrait diminuer pour atteindre 45 % du PIB d’ici la fin de l’année, contre 47 % en 2025, suite à la mise à jour par l’institut national de la statistique de l’année de référence utilisée pour calculer la production économique.

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