Le président congolais Félix Tshisekedi est arrivé à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le dimanche 1er février, pour une visite officielle initialement prévue aux États-Unis. Cette visite a pour but la signature d’un accord économique global entre la République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis, qualifié d’« historique » par la présidence congolaise. La cérémonie de signature est prévue le lundi 2 février au Palais du Souverain à Abou Dhabi, en présence de l’émir des Émirats arabes unis et du président congolais. Les deux parties manifestent un vif intérêt pour cet accord, qui couvre un large éventail de secteurs économiques.
Une source proche de la présidence congolaise a confirmé que ce document, qui compte plus de 100 pages, est l’aboutissement de deux années de négociations intensives entre les deux pays. Selon les déclarations du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, l’un des principaux éléments de l’accord est la signature de contrats relatifs à l’exploitation minière de l’or. Ces contrats visent à renforcer la souveraineté économique de la République démocratique du Congo et à limiter la capacité du Rwanda à exercer une influence dans l’est du pays, une région en proie à des tensions récurrentes.
Le ministre a expliqué que le conflit dans l’est n’est pas seulement une lutte armée, mais aussi une bataille pour le contrôle de ressources économiques vitales, notamment l’or, qui transite souvent par le Rwanda avant d’atteindre les marchés internationaux, les Émirats arabes unis étant l’une de ses destinations finales. Ce nouvel accord économique devrait ouvrir de larges perspectives pour une coopération renforcée entre le Congo et les Émirats arabes unis et inaugurer une nouvelle ère de partenariat économique et d’investissement entre les deux pays.