La Commission de la concurrence et de la protection des consommateurs (CCPC) a infligé à Yango Zambia une amende équivalente à 12 % de son chiffre d’affaires annuel suite à des allégations d’infractions commises par le service de VTC. Cette décision fait suite à une enquête ouverte en 2022 par la CCPC contre Yango Zambia concernant des accusations de prix prédateurs créant une concurrence déloyale dans le secteur des VTC. La Commission a indiqué avoir reçu des plaintes selon lesquelles Yango pratiquait des prix inférieurs à ses coûts marginaux, entraînant ainsi le retrait de ses concurrents du marché.
« L’enquête a été ouverte suite à des plaintes alléguant que Yango Zambia pratiquait des prix inférieurs à ses coûts marginaux afin de gagner des parts de marché. Il a été allégué que ces pratiques ont contraint d’autres concurrents, incapables de proposer des prix inférieurs à leurs coûts, à quitter le marché », précise le communiqué de presse officiel de la CCPC. Les plaignants ont allégué qu’une fois tous les concurrents retirés du marché, Yango Zambia augmentait ses prix, réalisant ainsi des profits anormaux au détriment des clients. De plus, il a été reproché à Yango Zambia de ne pas payer d’impôts sur ses activités en Zambie, ce qui lui permettait de pratiquer des prix anormalement bas et lui conférait un avantage indu par rapport à ses concurrents qui, eux, s’acquittaient de leurs impôts.
D’autres plaintes déposées auprès de la CCPC indiquaient que les chauffeurs ne pouvaient pas annuler une course s’ils décidaient de ne pas la poursuivre avant d’avoir pris en charge le client. Il a également été allégué que les chauffeurs de Yango Zambia n’avaient pas accès aux détails des courses commandées, tels que la destination et le prix. Il a aussi été rapporté que les primes offertes par l’entreprise, comme les bonus hebdomadaires, auparavant versés aux chauffeurs, avaient été suspendues ou supprimées sans explication. En outre, il a été allégué que les chauffeurs de Yango Zambia ne possédaient pas de licence de taxi et exerçaient donc leur activité en dehors du cadre légal du Code de la route n° 1 de 2002. Cette situation était injuste, car les compagnies de taxis traditionnelles sont légalement tenues de détenir ces licences.