PesaLink, le principal réseau de paiement instantané du Kenya, a annoncé un partenariat historique avec le Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS) afin de simplifier les transactions transfrontalières et d’accélérer l’intégration financière sur le continent, cette collaboration connecte plus de 80 institutions financières kényanes, dont des banques, des fintechs, des coopératives d’épargne et de crédit (SACCO) et des opérateurs de télécommunications, à plus de 160 banques commerciales à travers l’Afrique. Cette intégration permet des paiements transfrontaliers instantanés, 24h/24 et 7j/7, réglés en monnaies locales, évitant ainsi le recours à des devises de réserve tierces coûteuses et à des services bancaires correspondants complexes.
Historiquement, les paiements transfrontaliers en Afrique ont toujours été notoirement lents et onéreux. Selon les données de la Banque mondiale de 2023, le coût d’un transfert d’argent à travers les frontières africaines s’élève en moyenne à 7-8 %, dépassant la moyenne mondiale. De plus, les délais de règlement peuvent varier de trois à sept jours ouvrables. En tant que fournisseur de connectivité technique, PesaLink permettra aux entreprises et aux particuliers kényans d’envoyer de l’argent plus efficacement et à moindre coût. « Pour que PAPSS ait un impact réel, la collaboration avec des plateformes d’échange nationales et privées comme PesaLink est essentielle », a déclaré Mike Ogbalu III, PDG de PAPSS. « PesaLink est la première plateforme que nous avons testée pour la terminaison de transactions au Kenya, et nous constatons déjà une adoption croissante grâce à l’ouverture de nouveaux canaux pour des paiements transfrontaliers fluides en monnaie locale ».
Cette initiative, soutenue par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), l’Union africaine et le Secrétariat de la ZLECAf, constitue une avancée majeure vers une économie numérique africaine unifiée, Gituku Kirika, PDG de PesaLink, a souligné l’avantage concurrentiel que cela représente pour les institutions locales :
« Les banques kényanes pourront désormais proposer des paiements transfrontaliers plus rapides et moins chers. Elles aideront leurs clients à développer leurs relations commerciales régionales et à prospérer dans une économie numérique plus intégrée ».