Economie

Le Rwanda souhaite renforcer sa stratégie nucléaire

Le Rwanda cherche à consolider sa stratégie énergétique en intégrant l’énergie nucléaire à son bouquet énergétique, une initiative visant à répondre à la demande croissante d’électricité dans les années à venir, cette initiative coïncide avec la participation du président rwandais Paul Kagame au deuxième Sommet mondial sur le nucléaire, organisé à Paris le mardi 10 mars. Il devrait y présenter, pour la première fois depuis des années, la vision de son pays pour la diversification de sa production énergétique grâce au nucléaire. Avant le sommet, l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a conclu sa première mission d’examen intégré des infrastructures nucléaires (INIR) à Kigali, la capitale rwandaise.

Cette mission visait à évaluer les progrès du Rwanda dans la mise en œuvre de sa stratégie nucléaire et à formuler des recommandations techniques et réglementaires pour soutenir le développement d’un programme d’énergie nucléaire civile dans le pays, un projet sur lequel le gouvernement travaille depuis plusieurs années. Le président du Conseil rwandais de l’énergie atomique, le Dr Fideli Ndahayo, a expliqué que son pays avait entrepris des démarches préliminaires dans ce domaine, notamment la réalisation d’une étude de faisabilité ayant permis d’identifier plusieurs sites potentiels pour une future centrale nucléaire. Il a ajouté que les autorités compétentes avaient également procédé à une évaluation préliminaire du réseau électrique national afin d’en déterminer l’état actuel et de s’assurer de sa capacité à gérer l’énergie que pourraient produire les centrales nucléaires à l’avenir.

Dans le cadre de cette stratégie, le Rwanda s’emploie à développer le cadre réglementaire et législatif du secteur nucléaire, ouvrant ainsi la voie au lancement progressif des projets d’énergie nucléaire, actuellement, le pays s’appuie sur plusieurs sources de production d’électricité, principalement les barrages et les centrales hydroélectriques, ainsi que sur l’extraction de méthane du lac Kivu. Toutefois, le gouvernement estime que la diversification des sources d’énergie est devenue essentielle pour suivre le rythme de la croissance économique et démographique. M. Ndahayo a souligné que les projections indiquent un écart potentiel entre la demande d’énergie et la capacité de production dans les années à venir, ce qui incite le Rwanda à investir dans la technologie des petits réacteurs modulaires (PRM), considérée comme une technologie de pointe dans ce domaine.

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