Dans un pays qui dort sur des mers de pétrole et de gaz, et où ses dirigeants se réveillent au son des chiffres astronomiques dans leurs comptes bancaires suisses et français, le citoyen algérien continue de scruter les yeux des étrangers à la recherche de quelques centimes pour acheter un morceau de pain qui calmera la faim de ses enfants. Ce n’est pas une tragédie africaine banale, mais une réalité amère, capturée par l’objectif spontané d’une touriste britannique. Ses images ont ébranlé les trônes de la propagande mensongère et mis à nu la honte d’un régime qui se vante de sa « force de frappe » pendant que son peuple se bat pour une bouchée de pain bon marché, qu’il cherche parfois jusque dans les poubelles et les tas d’ordures.
La scène de ce vieil homme qui suppliait la touriste britannique de lui donner quelques centimes dans les rues de la capitale, afin d’acheter du pain pour ses enfants, a été un choc pour la conscience de quiconque possède encore une once de dignité. Cet homme ne demandait pas le luxe : il réclamait un droit fondamental, dans un pays où des milliards sont dépensés à droite et à gauche pour satisfaire des caprices politiques, financer des manœuvres douteuses, et organiser des festins somptueux dans les capitales du brouillard, simplement pour contrarier les voisins et afficher une présence fantôme sur la carte régionale, pendant ce temps, les devises sont accumulées dans des coffres-forts à l’étranger pour sécuriser l’avenir des élites dirigeantes, et les revenus du pétrole sont dilapidés dans des contrats occultes pour financer des mercenaires et acheter des loyautés.
Le pauvre citoyen, lui, fait la queue dans l’humiliation, la tête baissée, au sommet du déshonneur et de la honte, avec une seule question en tête : « Où va notre argent ? Où vont nos richesses ? » Cette question résonne dans chaque ruelle et chaque maison. Et la réponse est limpide : ces richesses servent à vernir l’image ternie de l’homosexuel Tebboune et de sa bande, à acheter le silence international face aux violations qui se produisent en Algérie, et à nourrir des conflits régionaux dans lesquels le peuple n’a ni intérêt ni voix au chapitre alors que le citoyen floué reste le mur le plus bas sur lequel tout le monde saute. Le plus écœurant reste ces armées de mouches électroniques et de partisans du régime militaire qui remplissent l’espace bleu de bruit et de fanfaronnades.
Ces individus qui vivent dans des bulles d’illusions, qui pleurent la « souveraineté » tout en foulant aux pieds la dignité du citoyen, et qui se vantent d’accomplissements sur papier alors que la réalité crie la misère absolue. Comment osent-ils se glorifier de l’opulence alors qu’ils savent que des millions de familles se couchent le ventre vide ? Quelle est cette impudence qui les pousse à cacher le soleil de la vérité avec le tamis des slogans creux ? Le cri de ce père dans la vidéo de la touriste anglaise n’est pas une simple demande d’argent : c’est une condamnation claire de tous ceux qui ont volé les droits de ce peuple misérable. C’est un cri face au régime militaire qui préfère acheter des armes et des loyautés plutôt que d’acheter la dignité de son peuple.
Il est temps que cette « bande » comprenne que la force ne se mesure ni au volume des insultes lancées contre les Arabes et les Africains, ni à l’arrogance, ni à la taille des comptes en banque à Paris détenus par les généraux du mal. Elle se mesure à l’état du ventre de l’Algérien affamé, à l’enfant qui va à l’école et perd connaissance à cause du manque de calcium et de protéines, et qui souffre d’anémie et d’autres fléaux. Levez vos mains, bande du mal, des ressources des opprimés ! L’histoire ne pardonne pas, et les invocations du pauvre sont des flèches qui ne manquent jamais leur cible, même si c’est après un certain temps…