Les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ont salué les conclusions du Sommet « Une seule santé » de Lyon, considérant cette réunion comme un tournant dans le rôle de l’Afrique dans la définition des priorités mondiales en matière de santé, l’agence a souligné l’influence croissante du leadership africain dans la promotion de la sécurité et de la souveraineté sanitaires du continent, grâce à l’engagement coordonné des chefs d’État et des partenaires internationaux. Le CDC Afrique a mis en avant les nouveaux engagements financiers annoncés lors du sommet, notamment un financement de 96,5 millions d’euros de l’Union européenne destiné à renforcer les systèmes de sécurité sanitaire sur le continent.
Ce financement comprend un programme de 46,5 millions d’euros axé sur la résistance aux antimicrobiens, visant à améliorer la surveillance, à accroître les capacités des laboratoires et à former un personnel spécialisé sous l’égide du CDC Afrique. Par ailleurs, 50 millions d’euros ont été alloués à la recherche et au développement afin de soutenir les contre-mesures médicales face à la résistance aux antimicrobiens et aux maladies liées au climat. Les participants ont identifié la résistance aux antimicrobiens comme un défi sanitaire majeur en Afrique, parallèlement à l’impact croissant du changement climatique sur les systèmes de santé publique. Le CDC Afrique a également mentionné des initiatives de financement supplémentaires, notamment un programme de 166 millions de dollars soutenu par le Fonds vert pour le climat et le Fonds mondial visant à renforcer la résilience climatique des systèmes de santé, ainsi qu’une enveloppe de 40 millions de dollars provenant du Fonds de lutte contre la pandémie pour les programmes « Une seule santé ».
L’organisation a souligné l’importance d’aligner les partenariats internationaux sur les priorités de l’Afrique, appelant à passer d’approches fragmentées à une action plus coordonnée. Le sommet a réuni un large éventail d’acteurs mondiaux et a abouti à une déclaration multipartite axée sur le renforcement de la collaboration pour faire face aux risques sanitaires à l’intersection des systèmes humain, animal et environnemental.