Un nouveau rapport des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) et d’une équipe européenne démontre que l’investissement dans la recherche et le développement en santé pourrait générer 668 milliards de dollars de PIB supplémentaires en Afrique au cours des 20 prochaines années. Ce rapport, intitulé « Investir dans la recherche et le développement en santé : le prochain horizon de croissance économique de l’Afrique », a été présenté lors d’un événement parallèle officiel de l’Assemblée mondiale de la Santé à Genève.
L’analyse, réalisée dans le cadre du Partenariat santé Union africaine-Union européenne piloté par les CDC Afrique, avec le soutien financier de la Belgique et de l’Allemagne et l’appui technique de Global Health Ecosystems, d’ENAPL et de l’Agence allemande de coopération internationale (GIZ), modélise l’impact macroéconomique d’un accroissement des investissements africains dans la recherche et le développement en santé sur la croissance du PIB, l’emploi, l’investissement privé, la balance commerciale et les capacités scientifiques. Les résultats montrent que si les pays africains atteignent l’objectif de l’Union africaine d’investir 1 % de leur PIB dans la recherche et le développement, dont 15 % dans la R&D en santé, l’Afrique connaîtra une augmentation de 668 milliards de dollars de son PIB sur 20 ans.
Le rapport souligne que la R&D en santé n’est pas seulement une dépense de soins de santé, mais un pilier stratégique de la souveraineté économique, du développement industriel et de la compétitivité régionale. « L’Afrique ne peut plus se permettre d’importer les technologies qui déterminent la santé et l’économie futures de sa population », a déclaré le Dr Ragi Tadjeddine, directeur général adjoint par intérim des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies. Ce rapport démontre qu’investir dans la R&D en santé en Afrique n’est pas seulement une priorité sanitaire, mais aussi une voie vers la souveraineté économique, la croissance industrielle et une résilience accrue. Si nous ne maîtrisons pas la santé de l’Afrique, nous ne maîtriserons pas son destin.