Economie

La Banque mondiale approuve un financement de 500 millions de dollars pour améliorer le réseau routier rural et l’accès aux marchés au Ghana

La Banque mondiale a approuvé un financement de 500 millions de dollars pour le Projet d’accès aux marchés et de connectivité du Ghana (GMACP), une initiative d’infrastructure de grande envergure visant à améliorer la connectivité routière rurale, à renforcer les chaînes de valeur agricoles et à développer les opportunités économiques dans les zones rurales du Ghana. Ce projet quinquennal vise à remédier aux problèmes de transport persistants qui freinent le développement rural, notamment le mauvais état des routes, leur entretien insuffisant, les coûts de transport élevés et l’accès limité aux marchés.

En réhabilitant et en entretenant les routes de desserte essentielles, l’initiative améliorera la connectivité tout au long de l’année entre les zones de production agricole et les marchés urbains, permettant ainsi aux agriculteurs d’atteindre plus efficacement les acheteurs tout en réduisant les pertes après récolte. Le projet sera mis en œuvre par le ministère des Routes et des Autoroutes et soutiendra la réhabilitation et l’entretien de plus de 1 000 kilomètres de routes rurales réparties en quatre zones géographiques : le Haut-Ouest, le Nord, la Savane, l’Oti, la Volta, l’Est, l’Ashanti, le Bono et l’Ouest. Ces régions figurent parmi les principales zones de production agricole du Ghana, produisant des cultures vivrières de base telles que le maïs, le riz, l’igname et le manioc. L’amélioration de l’accès routier en toutes saisons devrait réduire les coûts de transport, raccourcir les temps de trajet, améliorer la fiabilité de l’approvisionnement et connecter les petits exploitants agricoles à des marchés plus vastes et plus rentables.

Cette connectivité accrue devrait également renforcer les chaînes de valeur agricoles, réduire les pertes alimentaires après récolte, contribuer à la baisse des prix des denrées alimentaires et améliorer la sécurité alimentaire à l’échelle nationale. Selon la Banque mondiale, ce projet devrait bénéficier directement à plus de 550 000 personnes, dont environ 350 000 agriculteurs, 250 000 femmes et 310 000 jeunes. De plus, ce programme d’infrastructures devrait créer environ 25 000 emplois directs temporaires grâce aux activités de construction, de réhabilitation et d’entretien des routes, stimulant ainsi l’économie des communautés rurales pendant sa mise en œuvre.

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