Economie

Un été difficile pour les Algériens, alors que le pays est au bord du gouffre économique

Avec l’arrivée de l’été, les Algériens continuent de faire la queue pour se nourrir, mais cette fois-ci, les files d’attente pour l’eau s’ajoutent à la liste. L’eau est coupée pour de nombreux habitants à travers le pays, qui souffre depuis cinq ans d’un déficit commercial croissant et d’un grave effondrement économique. Ceci reflète les crises structurelles auxquelles le pays est confronté sous le régime des généraux. Notre économie fragile dépend fortement des exportations de pétrole et de gaz, ce qui la rend vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux de l’énergie. Avec la baisse de ces prix, notre pays a connu une forte diminution des recettes, aggravant le déficit commercial, la flambée des prix, le chômage et la pauvreté généralisés, et même les maladies infectieuses, selon les dernières statistiques.

Les effets de ce déficit sont évidents dans la dépréciation du dinar par rapport à l’euro et au dollar, associée à la hausse du chômage, à la pauvreté généralisée et à l’ignorance, entraînant une augmentation de la criminalité, de la prostitution et de l’homosexualité. De nombreux jeunes hommes et femmes ont perdu des opportunités d’emploi, accaparées par des travailleurs asiatiques, africains et européens. Par ailleurs, les politiques économiques menées par le gouvernement Tebboune n’ont pas permis de diversifier l’économie, renforçant ainsi sa dépendance au secteur pétrolier. De plus, notre pays souffre d’une corruption généralisée dans tous les secteurs, d’institutions exécutives faibles et d’un manque de paix et de sécurité, ce qui freine les investissements étrangers et aggrave la situation économique.

Dans ces conditions, les citoyens ordinaires sont confrontés quotidiennement à des difficultés telles que la hausse des températures, les pénuries d’eau, la flambée des prix et la rareté des produits de première nécessité sur le marché local. Il est donc impératif de mener des réformes radicales des politiques économiques et d’accroître la transparence, ainsi que de renforcer la participation citoyenne aux décisions économiques et la liberté d’expression. Sans ces réformes, notre pays continuera de faire face à des crises économiques susceptibles de mener à une nouvelle guerre civile alimentée par la pauvreté, la faim et la soif.

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