Economie

L’Érythrée oblige ses citoyens à déposer tout l’argent liquide avant le 31 juillet

La Banque centrale d’Érythrée a publié des instructions obligeant tous les citoyens et institutions à déposer toutes les espèces en leur possession dans la monnaie nationale « Nakfa » dans les banques commerciales avant la fin de ce mois de juillet, à condition que la mise en œuvre de la décision commence immédiatement. Les directives interdisent de conserver de grandes quantités de monnaie nakfa en dehors du système bancaire pendant de longues périodes, soulignant que la violation de cette obligation exposerait leurs propriétaires à des poursuites. En vertu de la réglementation en vigueur, les titulaires de comptes bancaires ne sont pas autorisés à retirer plus de 5 lakh nakfa par mois.

Les autorités ont également appelé les personnes ne disposant pas de compte bancaire à ouvrir un compte et à y déposer leur argent avant l’expiration du délai imparti. La Banque centrale n’a pas précisé la nature des sanctions qui pourraient être imposées aux contrevenants. Cette décision est largement considérée comme une tentative des autorités érythréennes de ramener les liquidités circulant en dehors du système bancaire vers les circuits officiels et de renforcer le contrôle de l’État sur la masse monétaire. Ces mesures s’inscrivent dans le cadre du système financier érythréen hautement réglementé, caractérisé par un contrôle strict des devises étrangères et des activités bancaires.

Les autorités érythréennes avaient déjà pris une mesure similaire il y a plus de dix ans, lors de la mise en œuvre d’une réforme monétaire, lorsqu’elles obligeaient les citoyens à déposer toutes leurs espèces dans les banques dans le cadre d’un processus de réémission de la monnaie, le gouvernement de l’époque justifiait cette décision par la nécessité de lutter contre les transferts financiers illicites et de contribuer à la stabilité économique. Plusieurs économistes estiment que les restrictions imposées aux transactions en espèces ont contribué au ralentissement de l’activité commerciale et à la réduction de la flexibilité financière des familles, ce qui s’est reflété dans les transactions quotidiennes et dans l’activité économique en général.

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