Après des scènes répétées d’apparition de crocodiles à l’intérieur des canaux et des égouts dans plusieurs gouvernorats égyptiens, la controverse a repris après qu’un crocodile a été aperçu en train de nager dans l’un des égouts du village d’Al-Hasaba, dans le gouvernorat de Qalyubiya, lors d’un incident qui a suscité un état de peur et d’étonnement parmi la population, en particulier à l’approche des zones résidentielles. Cet incident ouvre la porte à des questions sur les raisons de l’augmentation de ces incidents et sur la manière dont les crocodiles ont atteint les cours d’eau situés en dehors du Nil.
Pour sa part, le Dr Abbas Sharaqi, professeur de géologie et de ressources en eau à l’Université du Caire, a déclaré dans une déclaration spéciale à la presse que les crocodiles qui sont parfois aperçus dans le Nil ou dans certains canaux et égouts des gouvernorats égyptiens ne proviennent pas du lac Nasser, mais plutôt d’individus qui gardent illégalement un petit crocodile à l’intérieur de leurs maisons, avant de s’en débarrasser une fois qu’il a grandi et devient une source de danger pour eux. Sharaqi a expliqué que certaines personnes achètent de petits crocodiles dans le but de les posséder ou pour divertir les enfants, même si leur commerce est illégal, et qu’avec le temps, leur taille augmente et leur manipulation devient difficile et dangereuse, de sorte que leurs propriétaires ont recours à les jeter dans le plan d’eau le plus proche, qu’il s’agisse d’un égout, d’un canal ou d’un lit de rivière, pour échapper à leur responsabilité ou par peur d’une responsabilité juridique.
Il a ajouté que ces pratiques représentent un danger pour les citoyens et nuisent également à la faune, car ces cours d’eau ne constituent pas un environnement naturel adapté aux crocodiles. Il a souligné que certains cas ont également vu des crocodiles être jetés dans les eaux de la mer Méditerranée, même si cet environnement n’est pas adapté à leur vie, ce qui confirme que la source de leur apparition est due aux actions humaines et non à leur transmission naturelle.