Le ministère ougandais des Finances, de la Planification et du Développement économique a demandé au Parlement d’approuver des remises d’impôts d’un montant supérieur à 16,8 milliards de shillings pour trois entités, invoquant des difficultés financières et des défis opérationnels. Ces demandes, présentées le 14 juillet 2026 par le ministre d’État aux Finances (chargé des affaires générales), Henry Musasizi, concernent l’Uganda Printing and Publishing Corporation (UPPC), K-Roma Limited et l’Ankole Western University. Les propositions ont été transmises à la commission des finances du Parlement pour examen. Le ministère sollicite une remise d’impôt de plus de 13 milliards de shillings pour l’Uganda Printing and Publishing Corporation.
Selon le ministère, les recettes de l’UPPC ont chuté, passant de 19 milliards à 8 milliards, puis à 6 milliards de shillings, reflétant des difficultés opérationnelles persistantes. Il a également évoqué les retards de paiement des clients publics, qui représentent plus de 90 % de la clientèle de l’entreprise, plus de la moitié des créances impayées l’étant depuis plus d’un an. Le ministère a aussi attribué les difficultés financières de l’entreprise à la vétusté de ses équipements, ce qui a réduit sa productivité et sa compétitivité. Le ministère demande une remise d’impôt de 1,8 milliard de shillings pour K-Roma Limited, fabricant du vin Bella. Selon le ministère, l’entreprise connaît une baisse de ses ventes depuis la pandémie de COVID-19, ses réserves de trésorerie étant passées de 13 millions de shillings en 2023 à 4,3 millions en 2025. Elle est également sous pression pour mettre en valeur le terrain qui lui a été attribué dans la zone industrielle de Namanve, afin d’éviter de perdre la propriété du site.
L’Ankole Western University sollicite une remise d’un milliard de shillings. Le ministère a indiqué que les difficultés financières de l’établissement découlent de conflits de gouvernance au sein du diocèse d’Ankole entre 2013 et 2015, d’une érosion de la confiance du public et de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur les inscriptions d’étudiants. Au 31 décembre 2025, la dette de l’université dépassait 2,8 milliards de shillings. Plusieurs députés ont remis en question les critères de sélection des entreprises bénéficiant de ces remises d’impôts.