L’univers des cryptomonnaies est en pleine mutation, particulièrement sur le continent africain. Cette évolution témoigne d’une sophistication progressive mais constante des infrastructures financières de la région, en Afrique subsaharienne, les activités liées aux actifs numériques sont de plus en plus étroitement liées aux paiements transfrontaliers, au règlement en monnaies locales et à la demande d’actifs indexés sur le dollar. Entre juillet 2024 et juin 2025, la région a enregistré un volume de transactions « on-chain » (sur la blockchain) supérieur à 205 milliards de dollars, selon Chainalysis, soit une croissance d’environ 52 % par rapport à l’année précédente.
De nombreuses startups africaines ont suivi de près ce processus, y ont pris part et ont développé leurs activités ; elles sont aujourd’hui en mesure de partager des conseils pour naviguer dans cet écosystème, lancée en février 2021, l’entreprise Breet a débuté en identifiant de véritables obstacles auxquels se heurtait le secteur des cryptomonnaies au Nigeria : méfiance entre vendeurs et acheteurs, inefficacité des processus et fragilité du système bancaire de soutien. L’équipe a ensuite travaillé à surmonter ces défis pour bâtir une plateforme fiable qui, aujourd’hui, approche le cap du demi-million d’utilisateurs répartis sur deux marchés. L’observation de ces utilisateurs révèle une évolution, puis une maturation, de leurs comportements de consommation.
« Au moment du lancement, presque tout le monde venait pour une seule chose : vendre des cryptos pour obtenir des espèces. Aujourd’hui, ces mêmes utilisateurs achètent, échangent, règlent des factures, offrent des cryptos, facturent leurs clients en cryptomonnaies et réalisent des transactions plus importantes via notre service de gré à gré (OTC). L’utilisateur a évolué : il est passé du statut de personne encaissant les gains d’une vente de NFT à celui d’une personne intégrant la crypto dans la gestion quotidienne de ses flux financiers », explique Usman Balogun, PDG de Breet. Toutefois, le changement s’accompagne de défis. Les nouveaux clients ne font pas confiance facilement, et c’est d’autant plus vrai en Afrique. Il incombe au prestataire de gagner cette confiance, puis de la fidéliser.