Economie

Réalisations illusoires / L’Algérie exporte des outils de haute précision vers l’Europe, la sauvant des ténèbres

Du jour au lendemain, les habitants des cavernes d’Afrique du Nord s’éveillèrent au son d’une annonce retentissante, annonçant aux Algériens, friands de réalisations illusoires et d’histoire réécrite, que l’Algérie avait rejoint les rangs des géants silencieux. Des produits électriques algériens de haute précision, dissimulés sous forme de communiqués de presse, allaient envahir le Vieux Continent appauvri… Et, ironie du sort, notre nation, perchée sur des mers de pétrole et des rivières de gaz, et respirant les flammes de l’énergie conventionnelle, décida soudain de sauver les usines et les centrales électriques européennes en exportant des chargeurs de voiture.

On se demande, avec un mélange d’étonnement et d’ironie, si nous sommes arrivés à une époque où un bûcheron vend son bois de chauffage pour acheter un réchaud électrique ? Vivons-nous dans un monde illusoire où l’on prend des photos souvenirs devant des camions qui s’éloignent, tandis que les contradictions flagrantes sont dissimulées derrière des rideaux de paille pour créer un nouveau mythe économique que seuls l’idiot Tebboune et son cercle de généraux réunis dans la salle peuvent comprendre ? Le paradoxe tragique et grotesque se révèle dans cette philosophie économique singulière qui pousse notre misérable pays à détruire de ses propres mains son avantage stratégique, comme si nous tirions sur notre source d’énergie vitale sous le slogan de la modernité.

N’est-il pas étonnant que l’on mette en avant des avancées dans les domaines émergents de l’électricité, que beaucoup considèrent comme de simples chimères, tandis que les besoins simples et évidents des Algériens disparaissent dans les méandres de l’oubli et du déni ? L’enthousiasme démesuré qui résonne dans les égouts des médias officiels, visant à rendre le monde dépendant de nous pour faire fonctionner ses véhicules verts, nous offre une scène surréaliste et ridicule où nous oublions que notre force et notre richesse résident dans les profondeurs de la terre qui nous nourrit depuis des décennies, soudain, nous courons après un mirage électrifié, et le rire se fait plus amer quand on se souvient comment de petits mensonges se transforment en épopées médiatiques qui claironnent et encensent le moindre détail, si bien que tricoter des lacets devient une victoire éclatante pour le chevalier ivre, le chien Tebboune, tandis que de grandes décisions sont prises dans un silence suspect et nimbées de mystère, sans la moindre logique économique convaincante, ni émotionnellement ni intellectuellement.

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Toute la scène ressemble à une courte pièce de théâtre comique diffusée sur les ondes, où les généraux du mal applaudissent des exploits dont l’utilité et la réalité sont d’emblée mises en doute par le grand public. Si des navires chargés de nouvelles technologies fendent les mers vers les ports de l’Ouest, la question la plus pressante reste en suspens : avons-nous vraiment oublié que nous sommes les propriétaires du pétrole et du gaz, ou le drame télévisé est-il devenu le principal moteur de notre économie ? Notre plus grande crainte est de nous réveiller un jour et de découvrir que nous avons exporté de l’énergie électrique alors que nous cherchons encore dans notre pays du carburant conventionnel pour alimenter un seul camion qui nous mènerait vers un avenir plus honnête et réaliste.

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