Economie

Sommet nucléaire d’Accra : Les ambitions africaines face au financement et à l’état de préparation

Le Sommet américano-africain sur l’énergie nucléaire, qui a débuté mercredi à Accra, capitale du Ghana, a placé la question des ressources humaines au cœur des discussions sur le développement du nucléaire sur le continent. Ce sommet intervient alors que l’expérience des pays souhaitant introduire l’énergie nucléaire démontre que la pénurie de compétences n’est qu’un aspect des défis plus vastes auxquels sont confrontés le financement, la capacité des réseaux électriques, les cadres réglementaires et le choix des technologies – autant de facteurs qui continuent de retarder la mise en œuvre de plusieurs plans annoncés.

Ce sommet, qui s’est tenu du 19 au 21 août sous le thème « Développer et pérenniser une main-d’œuvre nucléaire en Afrique », propose un programme officiel axé sur la formation technique, l’enseignement de l’ingénierie et le renforcement des capacités organisationnelles, dans le cadre d’un effort américano-africain visant à développer les compétences nécessaires aux programmes nucléaires. Ces questions sont particulièrement importantes au Ghana, pays hôte du sommet, qui travaille depuis des années à intégrer l’énergie nucléaire à son mix énergétique. Selon l’Autorité de réglementation nucléaire du Ghana, le pays se trouve toujours dans la phase II de la méthodologie de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), la phase préparatoire à la construction de sa première centrale nucléaire. Cette phase comprend des aspects tels que le financement, le réseau électrique, les ressources humaines, le choix du site, le cadre réglementaire et la participation industrielle.

Les données ghanéennes montrent que le défi financier dépasse le simple financement de la centrale. L’Agence de presse ghanéenne (GNA) a rapporté en mars dernier que le Ghana explorait différentes options depuis des années, notamment le crédit à l’exportation, les prêts commerciaux, les obligations et les prises de participation. L’agence a souligné que le financement des investissements nucléaires représente un défi même pour les pays les plus développés et que la situation financière du Ghana, conjuguée à l’aggravation des risques géopolitiques, a influé sur les coûts et les risques de son projet nucléaire.

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