Economie

Le Tchad interdit les exportations de céréales et exempte les importations de droits de douane pour lutter contre les pénuries alimentaires

Le gouvernement tchadien a adopté un ensemble de mesures d’urgence pour faire face aux pénuries alimentaires causées par les vagues de chaleur et la sécheresse qui ont dévasté les récoltes. Ces mesures comprennent l’interdiction d’exporter les céréales de base et l’exemption des importations de droits de douane et de taxes. Le ministre des Finances a publié un décret exemptant de droits et de taxes les importations de blé, de maïs, de mil et de riz, ainsi que d’aliments pour le bétail et de matériel agricole. Un autre décret, signé par le ministre du Commerce, interdit également l’exportation de mil, de maïs jaune, de riz, de sorgho, de blé et de graines de coton.

Le site d’information tchadien Al-Wahda Info explique que l’interdiction s’applique à l’ensemble du pays et que toute exception nécessite une autorisation préalable du ministère. Les contrevenants s’exposeront à des sanctions administratives, douanières et judiciaires. Le ministère du Commerce, les douanes et les autres organismes compétents sont chargés de faire respecter cette interdiction. Le ministre de la Production agricole, Kida Allah, a déclaré que les régions du centre, de l’est et du nord étaient les plus touchées par la sécheresse. Il a indiqué que le gouvernement soutiendrait l’agriculture irriguée hors saison des pluies afin de compenser les pertes de la principale récolte et ainsi prévenir la famine dans certaines zones. Les effets de la sécheresse sont manifestes dans les zones agricoles et pastorales. L’agriculteur Mohamed Moussa Ali, de la région de Chari-Bagirmi, dans le centre-ouest du pays, a déclaré que la sécheresse avait détruit sa récolte de maïs de 12 hectares.

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Il a ajouté que les autorités n’avaient pas averti les agriculteurs de la vague de chaleur, les empêchant ainsi de se préparer aux conditions climatiques extrêmes. Dans la région de Mayo-Kebbi, à l’ouest du pays, l’éleveur Djibrilla Aba Bello a expliqué que les cours d’eau et les étangs qui abreuvaient son bétail étaient à sec. Il a précisé que les animaux avaient maigri et que leur production laitière avait diminué. Certains éleveurs ont fui vers la République centrafricaine à la recherche d’eau et de pâturages, malgré l’insécurité qui y règne.

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