Economie

Selon la GSMA, des réformes concernant le spectre pourraient ajouter 120 milliards de dollars au PIB de l’Afrique

Un octroi de licences de spectre plus abordable et plus prévisible à travers l’Afrique pourrait injecter plus de 120 milliards de dollars dans l’économie du continent entre 2026 et 2035, révèle un nouveau rapport de la GSMA, l’association représentant les opérateurs de téléphonie mobile. Le rapport indique que, en Afrique, les coûts liés au spectre sont en moyenne 24 % plus élevés que dans d’autres régions, si l’on prend en compte les revenus des opérateurs et la quantité de spectre attribuée. La GSMA soutient que ces frais élevés absorbent des ressources que les opérateurs pourraient autrement consacrer à l’extension de leurs réseaux. Selon l’organisation, la mise en œuvre des réformes préconisées permettrait d’étendre la couverture 4G à 50 millions de personnes supplémentaires, et la couverture 5G à 170 millions de personnes additionnelles d’ici 2035.

Les débits de téléchargement moyens augmenteraient, quant à eux, d’au moins 30 %. La GSMA exhorte les régulateurs à fixer le prix du spectre en fonction de sa valeur à long terme plutôt que des revenus à court terme, à libérer davantage de fréquences et à proposer des licences technologiquement neutres. Elle recommande également des licences d’une durée minimale de 20 ans, l’élaboration de feuilles de route à long terme pour le spectre, ainsi que des obligations de couverture qui ne compromettent pas la viabilité commerciale des investissements. Ce rapport a été présenté lors du sommet « Digital Africa » organisé par la GSMA à Antananarivo, à Madagascar, parallèlement à une étude consacrée à l’économie numérique malgache, cette étude montre que des réformes politiques ciblées pourraient permettre à environ 1,1 million de Malgaches supplémentaires d’accéder à l’Internet mobile et ajouter 4 100 milliards d’ariary (MGA) au produit intérieur brut (PIB) du pays d’ici 2031.

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À Madagascar, le nombre de connexions mobiles a presque doublé entre 2021 et 2025, atteignant 22,5 millions ; toutefois, en 2025, seule 14,3 % de la population utilisait l’Internet mobile. Bien que les deux tiers de la population vivent dans une zone couverte par le haut débit mobile, ils n’y ont pas recours, freinés par le coût des smartphones et un faible niveau de littératie numérique.

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