Le Kenya occupe la première place parmi les pays de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE) dans une nouvelle étude sur la préparation des jeunes à l’intelligence artificielle (IA). Il se classe 22e sur 56 pays du Commonwealth, avec un score de 48,7 sur 100. L’indice Ayre, lancé lors de la Réunion des chefs de gouvernement du Commonwealth à Antigua-et-Barbuda, place l’Ouganda au deuxième rang dans la région (23e, avec 47,0 points), suivi de la Tanzanie (25e, avec 45,5 points) et du Rwanda (47e, avec 38,1 points). Le Kenya reste en dessous du seuil de référence de 53 points fixé par l’étude ; seuls 15 des 56 pays du Commonwealth atteignent ou dépassent ce score. Singapour arrive en tête de l’indice avec 77,6 points, suivi par Malte, l’Australie, le Royaume-Uni et le Canada. L’Afrique du Sud (13e) et le Nigeria (15e) sont les pays africains les mieux classés.
L’étude a été réalisée par l’Ayre Think Tank, fondé par l’homme d’affaires canado-antiguais Calvin Ayre. En appliquant les scénarios du Fonds monétaire international (FMI) à l’économie kényane, les chercheurs estiment que l’IA pourrait accroître le PIB du pays de 1,971 milliard de dollars américains sur une période de 10 ans, selon un scénario modéré. Ce chiffre varie entre 952 millions de dollars (scénario conservateur) et 2,991 milliards de dollars (scénario optimiste). Selon l’étude, le gain potentiel du Kenya est le troisième plus élevé parmi les 41 pays situés en dessous du seuil de référence, juste après le Bangladesh et le Pakistan. L’étude révèle que 55,5 % des Kényans âgés de 15 ans déclarent avoir examiné des contenus générés par l’IA dans le cadre de leurs cours.
Elle souligne également l’existence de bases institutionnelles solides, notamment une autorité de protection des données opérationnelle et des garanties juridiques encadrant certaines décisions automatisées. « L’IA va transformer notre façon de travailler, de faire des affaires et de créer de la richesse. Mais il ne s’agit pas d’une course que seuls les pays les plus grands ou les plus riches peuvent gagner », a déclaré M. Ayre.