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La crise malienne brouille les cartes de la France au Sahel

La crise malienne brouille les cartes de la France au Sahel

La décision du conseil militaire au pouvoir au Mali d’annuler les accords de défense avec la France et ses partenaires européens ouvre la porte à des interrogations sur le sort de la présence française dans la région du Sahel africain, dans un nouveau développement qui incarne la détérioration des relations, le porte-parole du gouvernement malien Abdullah Maiga a annoncé, le 2 mai, l’annulation des accords qui définissent un cadre juridique pour la présence des forces françaises « Barkhane » et européennes « Takuba », comme ainsi que l’accord de coopération de défense conclu avec la France en 2014.

Selon Maïga, les autorités maliennes ont informé leurs homologues français que l’annulation de l’accord de coopération de défense de 2014 entrera en vigueur 6 mois après cette notification (c’est-à-dire qu’elle prendra effet début novembre), toutefois, le porte-parole malien a indiqué que la décision de son pays sur les « accords sur le statut des forces » signés en mars 2013, qui constituent un cadre pour la présence de la force française « Serval » puis « Barkhane » au Mali, en plus des protocole signé en mars 2020 concernant les unités européennes « Takoba », entrera en vigueur et entrera en vigueur avec effet immédiat, Maïga a justifié cette décision en évoquant de « multiples violations » de l’espace aérien par des avions français, malgré la mise en place d’une large zone d’exclusion aérienne sur le territoire, critiquant ce qu’il a qualifié de « violations flagrantes » de la souveraineté nationale par les forces françaises.

Et l’armée française a publié, via des médias occidentaux, en avril dernier, des photos prises par un drone, qui seraient selon elle des mercenaires russes en train d’enterrer des corps près d’une base militaire dans la ville de Gossi (nord), dans le but d’accuser les Français de partir une fosse commune derrière, qui a été examinée par le Conseil militaire malien. La pénétration française de la souveraineté de son pays et l’espionnage sur son territoire sans autorisation.

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