Politique

La Tanzanie libère plus de 100 manifestants arrêtés lors des protestations post-électorales

Au cours des derniers jours, les autorités tanzaniennes ont libéré plus de 100 jeunes qui étaient accusés de trahison pour avoir participé aux manifestations du 29 octobre 2025, jour des élections présidentielles et législatives marquées par des violences meurtrières. Cette décision intervient en application d’une promesse faite par la présidente Samia Suluhu Hassan après sa réélection avec 98 % des voix, dans une tentative d’afficher des intentions de réconciliation après la vague de répression qui a suivi le scrutin. Cependant, cette libération n’a pas dissipé les craintes d’un maintien de l’étau sécuritaire. Ces dernières semaines, des dizaines d’activistes et d’influenceurs sur les réseaux sociaux, notamment via des groupes WhatsApp, ont été arrêtés pour « incitation à la violence ».

L’opposition se prépare à organiser de nouvelles manifestations le 9 décembre prochain, date à laquelle le gouvernement a annulé les célébrations de la fête nationale, annonçant réaffecter le budget à la réparation des infrastructures endommagées. Rappelons que les élections du 29 octobre ont été qualifiées de frauduleuses par l’opposition et par des observateurs internationaux. Elles ont été suivies d’une répression à grande échelle qui, selon les témoignages de l’opposition, a causé la mort de centaines de manifestants. Les autorités refusent toujours de publier un bilan officiel. Les forces de sécurité ont été accusées d’avoir dissimulé les corps des victimes dans des fosses communes, après que le gouvernement a coupé l’accès à internet au plus fort des événements.

Le 14 novembre, la présidente a annoncé la création d’une commission d’enquête sur la mort des manifestants, une mesure que les organisations de défense des droits humains ont qualifiée de simple tentative « d’embellir l’image du pouvoir » et ont dénoncé la poursuite d’une « politique d’occultation ». Lors d’une conférence tenue à Nairobi le 17 novembre, ces organisations ont accusé le gouvernement tanzanien de continuer « une opération de camouflage des violations ».

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