La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a levé les sanctions imposées à la Guinée le mercredi 28 janvier 2026, suite au coup d’État de 2021 mené par la junte militaire de Mamadi Doumbouya. Le général Mamadi Doumbouya, âgé de 41 ans, dirigeait le pays depuis le coup d’État de 2021 qui a renversé le président élu Alpha Condé, incitant la CEDEAO à imposer une série de sanctions à la Guinée. Il a remporté une victoire écrasante avec 86,72 % des voix lors de l’élection présidentielle de fin décembre 2025, après une période de transition de quatre ans, malgré sa promesse initiale que ni lui ni aucun membre de la junte militaire ne se présenterait et que le pouvoir serait rendu aux civils.
En février 2024, la CEDEAO avait déjà allégé certaines sanctions économiques et financières. Suite au succès du référendum constitutionnel du 21 septembre 2015 et des élections présidentielles du 28 décembre 2015, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a annoncé la levée immédiate de toutes les sanctions imposées à la République de Guinée et aux personnes impliquées dans le coup d’État, ainsi que la réintégration du pays au sein de l’organisation, selon un communiqué publié par la CEDEAO qui a également félicité Mamadi Doumbouya pour son élection à la présidence.
Après avoir renversé Alpha Condé, premier président démocratiquement élu de Guinée, le colonel Doumbouya, promu par la suite au grade de général, a réduit l’opposition au silence par des arrestations massives, la suspension de partis politiques et de médias, des disparitions forcées et l’enlèvement de voix critiques. Dans son communiqué, la CEDEAO a exhorté le gouvernement à intensifier ses efforts pour consolider la démocratie, la bonne gouvernance et l’État de droit, ainsi que pour favoriser le développement économique et social.