Politique

Affaire du génocide rwandais de retour devant les tribunaux français

Le tribunal correctionnel de Paris a entamé l’examen en appel de Claude Muhaymana, citoyen franco-rwandais condamné en décembre 2021 pour complicité dans le génocide rwandais de 1994 et crimes contre l’humanité. Condamné initialement à 14 ans de prison, il avait fait appel et demandé un nouveau procès. En 1994, Muhaymana travaillait comme chauffeur dans la région de Kibuye, dans l’ouest du Rwanda, l’une des zones où des massacres de Tutsis ont eu lieu. L’accusation lui reproche d’avoir transporté des membres de la milice Interahamwe et des soldats sur les lieux des massacres, notamment Karungi, Gitwa et Biseiro, où des dizaines de milliers de civils ont été tués.

Lors du procès en première instance, le tribunal a entendu des témoignages confirmant que l’accusé avait été vu au volant de véhicules transportant des miliciens armés vers les lieux des massacres. Cela a conduit les juges à le considérer comme un membre de la machine ayant perpétré le génocide, bien qu’il n’occupât aucune fonction politique ou militaire. L’accusé a cependant nié toutes les charges retenues contre lui, affirmant qu’il n’était pas à Kibuye lors de certains événements et que le dossier manquait de preuves matérielles concluantes. L’affaire Mohaimana revêt une importance symbolique particulière en France, car il s’agissait du premier procès d’un citoyen lambda accusé d’avoir participé au génocide des Tutsis. S’il est de nouveau reconnu coupable, il risque la prison à vie. Pour les victimes et leurs familles, l’objectif demeure l’établissement des responsabilités individuelles dans l’une des tragédies les plus horribles du XXe siècle.

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