La Direction générale des affaires électorales du Congo-Brazzaville a annoncé la clôture des inscriptions pour l’élection présidentielle du 15 mars 2026. Au moins sept candidats ont déposé leur candidature, dont le président sortant, Denis Sassou Nguesso, 82 ans, qui dirige le pays depuis plus de quarante ans. Six autres candidats de l’opposition ont également déposé leur dossier. Élu en 2002 et réélu en 2009, Denis Sassou Nguesso s’est représenté et a remporté les élections de 2016 et 2021, suite à une réforme constitutionnelle de 2015 qui a supprimé la limite d’âge de 70 ans et porté à trois le nombre de mandats présidentiels possibles, d’une durée de cinq ans.
Parmi les principaux candidats à cette élection figure Destin Gavet, du Mouvement républicain, le plus jeune candidat à 35 ans, qui se présente pour la première fois. La liste des nouveaux candidats comprend également Viviane Manango, professeure de droit à l’Université nationale, et Zenga Mapio Mavungo, ancienne députée. Par ailleurs, Dave Mavula, candidat en 2021, et Joseph Kingnumbe Kia Mbongo, qui a affronté Sassou Nguesso à chaque élection depuis 2002, sont également en lice, tout comme Angus Nganga Ngambi, qui se présente pour la quatrième fois consécutive. Bien que les dossiers de candidature soient complets, la liste doit encore être approuvée par la Cour constitutionnelle avant le lancement officiel de la campagne, le 28 février.
En revanche, les deux principaux partis d’opposition, l’Union africaine pour la social-démocratie (UPADS) et l’Union des démocrates humanistes (UDH-YUKI), n’ont présenté aucun candidat à cette élection, par ailleurs, le général Jean-Marie Michel Mokoko reste emprisonné après dix ans de détention, tandis que Frédéric Bentsamou, dit « Pasteur Ntomi », s’est retiré de la course. Son parti, le Conseil national de la République (CNR), a justifié sa candidature en affirmant qu’elle pourrait menacer la cohésion sociale et la sécurité suite aux violences qui ont éclaté dans la région de Bol en janvier dernier. Pascal Tsati Mabiala et l’Union africaine pour la social-démocratie ont également annoncé leur non-participation, invoquant l’absence de conditions propices à la tenue d’élections libres et transparentes.