Politique

La société civile exprime sa déception face au nouveau gouvernement malgache

Le nouveau gouvernement malgache, annoncé le 25 mars, a suscité une vague d’interrogations et de critiques au sein de la société civile et de la génération Y, en raison de l’absence de changements fondamentaux dans sa composition. Il a conservé la plupart des ministres précédents sans y intégrer de personnalités marquantes ni de nouveaux visages. Ceci reflète la volonté du leader du Parti de la Refondation d’assurer la continuité, ce qui a conduit certains participants à la mobilisation populaire qui a secoué le pays en septembre et octobre 2015 à s’interroger sur l’utilité de ce remaniement ministériel, arguant que l’orientation des autorités de transition demeure floue.

Après plus de deux semaines de consultations, la composition du nouveau gouvernement est globalement similaire à celle des précédents, mêlant experts, personnalités politiques et militaires, sans changement qualitatif significatif. Dans ce contexte, Herizo Andriamanantina, figure emblématique de la génération Y, a exprimé sa déception face à l’exclusion des représentants du mouvement, malgré leurs nominations officielles et leurs offres de participer au gouvernement. Il a constaté que de nombreux candidats n’avaient même pas eu l’opportunité de passer un entretien, renforçant ainsi le sentiment d’exclusion chez les jeunes, qui ont l’impression que leur rôle se limite à l’observation, sans aucune influence réelle sur la prise de décision.

De son côté, Harnel Rakotobi, directrice exécutive de l’ONG Ivory, qui œuvre pour la bonne gouvernance et les droits humains, estime que le principal défi du gouvernement est de regagner la confiance du public, elle a plaidé pour une plus grande transparence, notamment par la publication des déclarations de patrimoine des ministres et la clarification des objectifs et des programmes de chaque ministère. Elle a souligné que le manque de clarté concernant les priorités gouvernementales et les critères de sélection des ministres crée un climat d’ambiguïté et de méfiance. Elle a ajouté que le nouveau gouvernement, dans sa configuration actuelle, ne semble pas en mesure d’apporter une réelle valeur ajoutée. Mme Rakotobi a insisté sur le fait que la prochaine étape exige des autorités de transition qu’elles organisent une vaste consultation nationale, prévue pour juillet prochain.

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