Politique

Pourquoi le président de la République centrafricaine a-t-il accepté la démission du gouvernement ?

Mercredi, le président Faustin-Archange Touadéra de la République centrafricaine a accepté la démission du Premier ministre Félix Mollo et de son gouvernement, près de deux mois après son investiture pour un troisième mandat. M. Mollo a présenté sa démission et celle de son cabinet au président, qui les a acceptées, après des semaines de spéculations sur un remaniement ministériel. Le site d’information ivoirien 7info, spécialisé dans les affaires africaines, explique que cette démission s’inscrit dans le contexte d’une restructuration politique marquée par les récentes élections législatives et la restructuration progressive des institutions de la « Septième République ». Radio France Internationale cite une source proche de la présidence selon laquelle ces mesures « ouvrent la voie à la formation d’un nouveau gouvernement ».

Touadéra a été investi le 30 mars. Lors d’une rencontre avec des journalistes le 8 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, le président a expliqué vouloir attendre les résultats définitifs des élections et la composition de l’Assemblée nationale avant de former un gouvernement, selon la radio locale Ndiki Loka. Radio France Internationale (RFI) a rapporté qu’à la suite de l’annonce des résultats du second tour des élections législatives et partielles par la Commission électorale nationale, les membres de la huitième législature ont finalisé la formation du bureau de l’Assemblée nationale lundi dernier. Plusieurs membres du gouvernement, élus députés, ont également quitté leurs fonctions ministérielles pour siéger au Parlement.

Molwa était devenu Premier ministre en 2022, succédant à Henri Marie Dondra. Selon Radio Ndiki Loka, il devait relever le défi de restaurer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et d’assainir les finances publiques. La radio a ajouté que le gouvernement Molwa était confronté à plusieurs difficultés, notamment la hausse des prix des carburants et son impact direct sur les coûts de transport et le pouvoir d’achat des ménages. De nombreux travailleurs se plaignaient de la stagnation des salaires, ce qui a exacerbé les tensions sociales dans le pays. RFI a noté que Molwa avait accédé au poste de Premier ministre il y a quatre ans, durant une période marquée par des défis sécuritaires, économiques et sociaux, et qu’il devait également organiser les élections de 2025-2026.

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